UGC revient à Toulouse

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Le circuit présidé par Brigitte Maccioni ouvrira le mercredi 9 juin un complexe de sept écrans dans le quartier de Montaudran, deux ans après avoir quitté la Ville rose suite à la fermeture de l’UGC allée Franklin Roosevelt.

C’est au cœur du néo-quartier de Montaudran, à quelques minutes du centre-ville et des pôles d’activités toulousains, qu’a été érigé le nouvel UGC. Un bâtiment aux lignes épurées, dessiné par l’architecte Pierre Chican, qui a notamment travaillé sur le site de Plaisir ou la restructuration de celui de Vélizy, et dont l’intérieur reste fidèle aux codes du circuit : d’immenses photos habillent les murs du hall et des couloirs. Passé l’exposition de ces formats hors norme, le public découvre ensuite les sept salles et 1 330 fauteuils, étalées sur les 5 200m2 du site. 

« Réussir à ouvrir un nouveau cinéma dans le contexte actuel est un véritable challenge et traduit parfaitement la volonté d’UGC de s’investir auprès des grands acteurs du territoire pour offrir au public des lieux de culture, de divertissements et de partage. En nous installant au cœur de Montaudran, nous participons à l’écriture d’un tout nouveau quartier, tout à la fois pôle de vie, d’étude, de recherche et de culture comme en témoigne notre proximité avec la Halle de La Machine et le musée L’envol des Pionniers », se réjouit le directeur du complexe, Benoit Dubost, dans un communiqué.

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La programmation sera généraliste avec l’ambition de projeter plus de 300 nouveaux films chaque année, tout en conservant 30 % de séances dédiées à l’art et essai et près de la moitié à la version originale ; le hors film sera également à l’honneur, avec les retransmissions de spectacles d’opéras et de ballets. À noter aussi que des engagements ont été conclus vis-à-vis des salles indépendantes de l’agglomération toulousaine pour un partage équitable de certains films porteurs. 

Si UGC s’est un temps retiré du maillage local, la Ville rose et ses environs présentent une réelle diversité d’exploitations. Trois autres circuits sont implantés : Pathé Gaumont est prédominant avec le Wilson en centre-ville et le Labège en périphérie, qui représentent 31 écrans et 7 020 places, CGR exploite 15 salles (2 775 sièges) à Blagnac, à l’ouest de Toulouse, tandis que Kinepolis possède un site de 8 écrans et 1 161 fauteuils à Fenouillet, au nord. Dans le centre toulousain, on dénombre quatre cinémas indépendants, L’American Cosmograph (trois salles), l’ABC (trois écrans), l’Utopia Borderouge (trois salles) et le mono-écran Le Cratère, auxquels s’ajoutent les deux salles de la Cinémathèque. D’après les chiffres 2020 du CNC, l’agglomération toulousaine comptait 26 cinémas pour plus de cinq millions d’entrées fin 2019.

Pour UGC, ce retour à Toulouse est essentiel, le groupe étant faiblement implanté dans le sud de la France, à l’exception de Bordeaux et Lyon. C’est d’ailleurs dans ces villes qu’il va ouvrir ses deux prochains multiplexes : fin juin, aux Bassins à Flot, en périphérie bordelaise, il dévoilera un site de treize écrans, et inaugurera la restructuration de l’UGC Ciné Cité Part Dieu et ses dix huit salles dans la capitale des Gaules au cours de l’été.