Les cinémas de Montceau-les-Mines et du Creusot changent de main

Les Plessis à Montceau-les-Mines. Le cinéma actuel sera remplacé par un nouveau site fin 2024. ©Capture Maps

Les Cinémas Pathé Gaumont ont cédé les deux établissements saône-et-loiriens acquis suite au rachat du groupe CinéAlpes en 2019.

Régis Faure confirme avoir racheté la société du cinéma Rex, regroupant les trois écrans du Plessis de Montceau-Les-Mines (69 009 entrées en 2019) et les quatre du Morvan au Creusot (62 802 tickets). Il exploite désormais en son nom propre ces deux établissements, étant par ailleurs président de Panacéa, qui gère Le Majestic de Digoin et Le Danton de Gueugnon, et programme également 14 sites à travers la Bourgogne-Franche-Comté. L’association reprend, de fait, la programmation des deux nouvelles acquisitions.

L’exploitant indépendant renforce ainsi son implantation en Saône-et-Loire, où il entend poursuivre son développement. Ainsi, à Montceau-Les-Mines, il porte, avec la municipalité, un projet de création d’un complexe de cinq écrans dans le quartier de l’Embarcadère, validé par la CDACi en 2018. Et ce, malgré les recours de CinéAlpes qui, de son côté, prévoyait à l’époque d’agrandir Les Plessis de trois à cinq salles. Les contestations ont toutes été rejetées et le groupe Davoine n’est désormais plus actif, laissant à Régis Faure le champ libre pour concrétiser ce dossier d’un budget de 4 M€, qui succédera donc au cinéma actuel d’ici fin 2023. En parallèle, le rachat du site du Creusot comprend également le projet de nouveau complexe, porté alors par CinéAlpes, et avalisé par la CDACi en juillet 2019, que l’exploitant entend également conduire à son terme. 

Le Morvan au Creusot ©Capture maps

« Ces deux projets apporteront des équipements modernes et de proximité à ces villes, comme l’avait préconisé la commission nationale. Nous allons prendre le temps de bien les retravailler : en 2022, on ne fait plus un cinéma comme avant. » Si cette transaction témoigne de son attachement à son métier, Régis Faure souligne deux conditions nécessaires à la survie du cinéma : « proposer des équipements confortables et spectaculaires, et qu’ils ne soient plus seulement dédiés à la diffusion mais soient des lieux de rencontre et de partage ».

Pour Pathé Gaumont, cette opération s’inscrit dans sa stratégie vis-à-vis des cinémas CinéAlpes, rachetés fin 2019, à savoir ne pas conserver l’ensemble des sites, notamment ceux aux plus petites capacités. Le premier circuit français d’exploitation s’était ainsi déjà séparé de trois établissements en juin 2021 – Le Ciné Cristal d’Aurillac, Le Ciné Mazarin de Nevers et la DSP de La Strada de Mouans-Sartoux – via une transaction avec le réseau CinéWest. Parmi les huit sites restants de l’ancien CinéAlpes, des discussions seraient toujours en cours s’agissant notamment des cinémas Jaude (sept salles) et Capitole (cinq) de Clermont-Ferrand et du Modern (trois) d’Issoire.

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