Roselyne Bachelot : « Le passe sanitaire est une mesure de santé publique, exceptionnelle et temporaire »

Roselyne Bachelot au Congrès 2020 de la FNCF ©Jean-Luc Mège

Alors que le passe sanitaire devient obligatoire aujourd’hui pour les employés au contact du public, la ministre de la Culture était l’invitée ce matin sur les ondes de France Info.

« C’est le début d’une semaine pédagogique de souplesse », a précisé Roselyne Bachelot, soulignant que le passe sanitaire – déjà exigé du public depuis le 21 juillet –, est une mesure « de santé publique, exceptionnelle et temporaire ». Quant au port du masque qui est désormais seulement conseillé dans les établissements recevant du public, la ministre se félicite que des responsables de salles continuent à l’imposer, et « ils ont raison ».  

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Citant une chute moyenne de 30 % de la fréquentation, « avec d’assez grandes disparités en fonction des films », la locataire de la rue de Valois souligne que parmi tous les secteurs culturels, c’est celui des cinémas qui est le plus impacté par les mesures sanitaires. Consciente des inquiétudes des professionnels, Roselyne Bachelot se réunit cet après-midi même avec le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et avec l’ensemble des acteurs du cinéma français. Si ce rendez-vous était prévu depuis plus d’un mois, il se tient désormais sous le signe de la “fin du quoi qu’il en coûte”. « Nous sommes dans une période de reprise », a déclaré la ministre en indiquant que les mesures générales de soutien se poursuivront dans une logique de sur-mesure par secteur. 

Parmi les autres sujets évoqués, la réforme de la chronologie des médias, « est sur le point d’aboutir » a indiqué la ministre sans donner plus de précisions sur les négociations en cours – avec des points d’échoppe, comme la fenêtre de Canal+, qui ne semblent toujours pas levés. S’ils ne devaient pas aboutir, « un texte est prêt » au ministère. 

Négociations toujours en cours aussi autour de la fusion TF1/M6, sous l’observance du CSA et de la Haute autorité de la concurrence. « Comme pour les groupes publics, nous avons besoin de groupes privés forts ; il en va de la sauvegarde de la création cinématographique et audiovisuelle, le tout dans le respect du pluralisme et des règles de la concurrence. » 

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