Le nouveau complexe Megarama de Cormeilles-en-Parisis, dans le Val-d’Oise, a accueilli ses premiers spectateurs le 14 mai. Un projet calibré pour devenir le cinéma de proximité de son bassin de vie.
Dirigé par Stéphane Michel, qui a récemment rejoint le groupe, le Megarama de Cormeilles-en-Parisis vient consolider la présence du circuit à l’ouest de Paris, avec un établissement de 6 salles et 715 places. Il propose une salle premium Horizon THX, tandis que l’ensemble du site est équipé de projecteurs laser, de son Dolby 7.1 et de fauteuils recliners. À noter que la machine Starbucks qui intègre l’espace Ciné Café est la onzième installée dans le parc Megarama.
Le nouveau cinéma s’intègre dans un vaste projet associant logements, commerces, « et une zone de 40 000 m² entièrement dévolue aux loisirs », décrit Olivier Labarthe, directeur général adjoint de Megarama, en énumérant les activités de réalité virtuelle, de trampoline, de padel, ainsi que de nombreuses cellules de restauration. Le site bénéficie en outre du dense réseau de transports en commun de la périphérie parisienne, de la proximité de la gare de Cormeilles-en-Parisis et d’une voie verte cyclable qui longe le cinéma.

Synergies franciliennes
Quant au contexte concurrentiel, le cinéma le plus proche du nouveau Megarama est… un autre Megarama : le multiplexe de 8 salles de Montigny-lès-Cormeilles, « dont la grande salle dispose à elle seule de plus de fauteuils que l’ensemble de notre établissement à Cormeilles-en-Parisis », souligne Olivier Labarthe. Mais malgré les 2 km à peine qui les séparent, les deux sites sont tournés vers des bassins de vie distincts, « les études de marché ayant démontré que les Cormeillais ne traversent pas l’autoroute pour aller à Montigny ». Par ailleurs, contrairement à celui de Montigny qui est implanté en pleine zone commerciale, le nouveau Megarama de Cormeilles sera, avec un collège, une école, le Théâtre du Cormier et de nombreuses habitations dans son environnement immédiat, « un cinéma de proximité, au cœur d’une agglomération de 30 000 habitants – et son dimensionnement est fait pour ». Idem pour sa programmation, qui sera « forcément restreinte avec seulement 6 salles, et un peu moins mainstream que celle de Montigny ».
Cette configuration de deux Megarama géographiquement très proches, on la retrouve également de l’autre côté de l’Île-de-France, entre les sites de Champigny-sur-Marne et celui de Chennevières-sur-Marne (ex cinéma Pince-Vent), « que nous avons justement repris pour cette raison-là », explique Olivier Labarthe. « Avoir plusieurs cinémas dans la zone permet de développer des outils de fidélisation, de proposer des programmations complémentaires et, ainsi, d’ouvrir les possibilités aux spectateurs de rencontrer un film. » Dans son nouveau complexe de Cormeilles-en-Parisis, qui naturellement propose la carte Megarama illimitée, le circuit table sur 180 000 à 200 000 entrées annuelles.
Cette ouverture s’inscrit dans une phase de développement soutenue pour Megarama, marquée par de multiples acquisitions (en plus du Pince-Vent de Chennevières, le circuit de Jean-Pierre Lemoine a racheté le Grand Forum de Dieppe, les Grand Forum de Louviers, l’UGC Duplexe de Roubaix et, plus récemment, Les Lumières d’Armentières et Le Palace de Cambrai) et inaugurations (dont son 14 salles à Boulogne-sur-Mer en juillet 2024 et son nouveau multiplexe aux Ulis en Essonne, en décembre 2025).
Côté projets officialisés, Megarama travaille toujours à l’ouverture de nouveaux établissements à Saint-Martin-d’Hères (Isère), attendu courant 2027, et à Arras (Pas-de-Calais), idéalement à l’occasion de l’Arras Film Festival 2028. En 2025, avec un total de 5,87 millions de spectateurs, Megarama s’est positionné au 4e rang des circuits d’exploitation cinématographique français. Désormais, le groupe opère un total de 34 cinémas et 270 écrans sur le territoire.


Partager cet article