Dominique Boutonnat mis en examen

Dominique Boutonnat lors du photocall de la 12ème édition du festival du Film Francophone d'Angoulême, France, le 23 août 2019. © Coadic Guirec/Bestimage

[Mis à jour] Placé le 10 février en garde à vue pour soupçons de tentative de viol et d’agression sexuelle, le président du CNC vient d’être mis en examen par le parquet de Nanterre.

Une décision dénoncée auprès de l’Agence France Presse par l’avocat de Dominique Boutonnat, Me Emmanuel Marsigny, qui regrette qu’elle ait été prise sans aucune confrontation entre le plaignant et l’accusé, qui conteste toujours les faits. Selon l’information révélée hier par BFM TV puis confirmée par une source policière à l’AFP, le plaignant est son filleul, âgé de 22 ans. Il dénonce des faits qui se seraient déroulés l’été dernier, en Grèce. 

Pour rappel, dès hier, le collectif 50/50 a appelé à une mise en retrait de Dominique Boutonnat, « le temps que la justice puisse dire le droit » et afin « de permettre la poursuite de ses travaux communs avec le CNC », engagés notamment aux assises de la parité en novembre 2019. Le collectif a en outre souligné « l’importance de respecter une double présomption : la présomption d’innocence et la présomption de véracité et de sincérité des victimes présumées ».

D’autres organisations ont réagi en ce sens : toujours en rappelant la présomption d’innocence, les producteurs du SPI soulignent qu’« en cette période bouleversée où notre secteur traverse une crise sans précédent, le CNC, « notre » institution commune, garante des fondements de la création audiovisuelle et cinématographique française dans toute sa diversité, doit pouvoir poursuivre ses missions en toute sérénité, comme un pôle d’équilibre et de continuité, protégé de toute polémique concernant ses dirigeants. »
Les cinéastes de l’ARP appellent quant à eux « à la rapide nomination d’une nouvelle présidence du CNC, au regard de l’importance des enjeux en cours

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