Disney plus « flexible » que jamais sur l’exclusivité salles

Black Widow, de Cate Shortland ©Marvel Studios 2020

Invité le 1er mars d’une conférence de la banque américaine Morgan Stanley, Bob Chapek est revenu sur les priorités de son groupe face à la crise sanitaire et au-delà, dont l’accélération de sa relation directe aux consommateurs.

« Nous croyons en la force de l’exploitation cinématographique pour nos franchises », a une nouvelle fois déclaré celui qui a pris la tête de The Walt Disney Company il y a près d’un an, en rappelant les 11 milliards de recettes récoltées par les productions Disney en 2019. N’en reste pas moins que le géant du divertissement est focalisé sur les « changements fondamentaux » en cours dans les pratiques des spectateurs. « Nous observons avec attention ces évolutions pour les anticiper. » 

Entre les sorties simultanées salle-plateformes ou directement sur Disney+, la firme envisage-t-elle, elle aussi – dans la lignée d’Universal, de Warner et de Paramount – un raccourcissement de l’exclusivité salle de ses titres aux États-Unis ? « Les consommateurs sont plus impatients que jamais, particulièrement après avoir eu le luxe durant un an de pouvoir y accéder depuis leur domicile. Je ne suis pas sûr qu’un retour en arrière soit possible », déclare Bob Chapek. Sans s’avancer durant son intervention sur aucune indication de durée d’exploitation et tout en précisant ne pas vouloir « couper l’herbe sous le pied » de l’exploitation salle, le CEO estime qu’il sera désormais difficile de faire accepter qu’un film, après avoir été à l’affiche dans les cinémas, « prenne la poussière en attendant les fenêtres de diffusion suivantes ». 

Alors que la compagnie a récemment réitéré son engagement à sortir Black Widow au cinéma, Raya et le dernier dragon sera, ce vendredi 5 mars, simultanément proposé dans les salles américaines et en Premium Access (avec surcoût) sur Disney+. Forte d’une première année « au-delà des attentes », la plateforme séduit en outre, avant même la récente arrivée de Star dans son offre plus “adulte”, bien au-delà des familles : « 50 % des abonnés Disney+ n’ont pas d’enfants. »

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