AMC chute de 40 % en bourse

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Hier, lundi 22 août, le premier circuit mondial a introduit en bourse un nouveau titre, entraînant une chute de son cours, au lendemain même des rumeurs de faillite de Cineworld.

Le 17 août, Cineworld, le deuxième circuit mondial, annonçait des mesures « proactives » d’assainissement de ses finances, entraînant des rumeurs de bankrupt, soit de mise en faillite. Alors que le numéro un mondial, AMC, venait d’annoncer les bons résultats de son premier semestre, son CEO Adam Aron tentait de rassurer le marché, et pour cause… La société s’apprêtait à lancer un nouveau titre en bourse AMC Preferred Equity (APE), dès le lundi 22 août. L’augmentation de son capital lui permettrait ainsi de lever des fonds afin de rembourser ses dettes et de continuer à investir.

Selon Zonebourse.com, AMC a en effet autorisé l’émission d’un milliard d’actions APE. Parmi elles, 516,8 millions ont été distribuées gratuitement aux titulaires actuels des actions AMC « classiques », sous forme de dividende ainsi qu’un jeton non fongible (NFT) gratuit « I own APE ». Les 483,2 millions d’actions restantes pourront être vendues à court terme. En considérant le prix de clôture de l’action APE à 6 $ au lundi, AMC obtiendrait 2,9 milliards de dollars de liquidités. Par ailleurs, AMC pourra encore émettre 4 millions supplémentaires de ces actions. À noter que pour cette opération, AMC n’avait pas besoin de l’accord de ses actionnaires, selon une clause introduite par son ancien propriétaire chinois Wanda, lors de son entrée en bourse en 2013. Toujours d’après Zonebourse.com, « AMC s’est livré à un exercice d’équilibre entre le fait d’essayer d’avoir suffisamment de liquidités pour faire face à sa dette et de ne pas détruire le cours de l’action ». 

Pourtant, cette distribution a bien entraîné une dilution de l’action AMC, la faisant passer à 10,46 $ soit une chute de 42 % et de 7,56 $ par action ; soit une baisse plus importante que la valeur de l’action APE à 6 $. Ce différentiel est bien sûr imputé à la frilosité des investisseurs suite aux rumeurs de faillite de Cineworld, qui a vu son cours s’effondrer de 80 %.

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