Rachida Dati nommée ministre de la Culture

© Jonathan Rebboah / Panoramic / Bestimage

[Mis à jour le 12/01 suite à la passation de pouvoir] Le remaniement ministériel a donc également entraîné un changement de locataire rue de Valois.

Clap de fin pour Rima Abdul Malak au ministère de la Culture. À la surprise générale, et malgré les rumeurs autour de Claire Chazal ou Pierre-Olivier Costa, c’est Rachida Dati qui a été désignée nouvelle ministre de la Culture du gouvernement Attal. « Je veux rendre la culture encore plus présente, plus populaire. Rendre accessible les œuvres de nos écrivains, de nos artistes, de nos acteurs, c’est un projet impressionnant. Mais je suis déterminée à agir et à mettre toute ma combativité au service de la Culture », a déclaré l’intéressée lors de la passation de pouvoir, ce vendredi 12 janvier. « Fière et émue » de rejoindre la rue de Valois, la nouvelle ministre a salué « l’action, le courage et la disponibilité » de Rima Abdul Malak, avec qui « nous avons en commun une liberté de penser, de parler, de créer, de diffuser, notamment pour les femmes ».

Maire du 7e arrondissement parisien et conseillère de Paris depuis 2008, Rachida Dati (Les Républicains) a déjà occupé des fonctions ministérielles en tant que Garde des Sceaux (2007-2009) au sein des gouvernements Fillon 1 et 2, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Elle a ensuite été députée européenne jusqu’en 2019. 

Rachida Dati a par ailleurs été mise en examen en juillet 2021 pour « corruption passive », « trafic d’influence passif » et « recel d’abus de pouvoir ». Elle est en effet soupçonnée d’avoir touché 900 000 euros entre 2009 et 2011 de la part de Renault pour des missions de lobbying au Parlement européen, ce qu’elle conteste, admettant en revanche avoir bien touché l’argent. Sur ce sujet, les réquisitions du Parquet national financier seraient attendues dans les prochaines semaines.

Nommée en mai 2022, Rima Abdul Malak quitte donc la rue de Valois sans avoir vraiment réussi à imposer sa patte. Recadrée par Emmanuel Macron suite à sa prise de position dans l’affaire Depardieu (qui selon elle “fait honte à la France »), l’ex-ministre avait pourtant engagé des actions concernant les violences sexuelles, notamment sur les plateaux de tournage. Outre l’extension du Pass Culture, Rima Abdul Malak a notamment suivi et finalisé le dossier de la Grande fabrique de l’image, dans le cadre du plan “France 2030” annoncé par le président de la République en 2021.

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