Pathé mise sur le patrimoine avec Les Fauvettes

Gaumont les Fauvettes ©Boxoffice Pro

Les Cinémas Gaumont Pathé dévoilent un cinéma uniquement dédié aux films restaurés. Un établissement dernier cri implanté dans le 13e arrondissement parisien.

L’histoire du cinéma Les Fauvettes commence… à la fin du XIXe siècle ! Plus précisément en 1891, année au cours de laquelle le « Bal du Siècle », situé avenue des Gobelins à Paris, devient la « Gaîté Gobelins », une salle de spectacle réhabilitée par un certain Ernest Pacra. Après avoir proposé des « féeries coloriées » pendant les balbutiements du 7e Art, la salle devient un cinéma de 1 000 fauteuils en 1937. Et c’est près de 60 ans plus tard qu’elle devient le Gaumont Gobelins, avant de retrouver sa dénomination d’origine et d’être rebaptisée Les Fauvettes depuis quelques jours.

Des films issus du patrimoine

Il paraissait donc logique qu’avec un tel historique, Jérôme Seydoux et ses équipes, dont on connaît l’attachement à la préservation des films, aient eu l’idée de faire de ce lieu un nouvel écrin pour les œuvres restaurées de notre riche patrimoine cinématographique. En effet, si Les Fauvettes ont été dotées des meilleurs équipements techniques et d’un confort optimal, c’est pour mieux accueillir des longs-métrages qui, par le biais d’une restauration minutieuse, retrouvent une nouvelle vie sur grand écran pour le plus grand plaisir des spectateurs. Ici, la programmation se veut éclectique, mêlant à la fois des grands classiques, des comédies, des films d’animation et des comédies musicales, des blockbusters ou des films d’auteur ou encore des opéras du MET de New York lors de séances dédiées. Tous les titres programmés sur les écrans des Fauvettes ont le même point commun : ils ont bénéficié d’un travail soigneux, qui porte à la fois sur l’image et le son, destiné à faire retrouver leur éclat d’origine et à être présentés en salles dans la version voulue par les auteurs.

Un lieu convivial

Dans sa conception même, et grâce à l’architecte Françoise Raynaud et au décorateur Miguel Chevalier, ce site a été pensé autour du concept de « cinéma de patrimoine ». Sur les façades, à l’avant et à l’arrière du bâtiment, se dessinent deux immenses murs numériques composés de centaines de LED pixélisés, prouvant que le projet s’inscrit en plein dans l’ère du numérique. L’entrée des spectateurs se fait à travers un de ces écrans lumineux pour mieux les accompagner du monde réel de la rue à celui virtuel du cinéma. C’est l’artiste français Miguel Chevalier qui a été choisi pour faire vivre ces murs d’images grâce à la « métamorphose » des films-annonces qui deviennent ici de nouvelles œuvres graphiques.

Le bâtiment, installé sur l’ancien emplacement du Gaumont Gobelins, se positionne autour d’un lumineux patio central décoré de végétaux. De là, des matériaux naturels tels que le bois, le verre ou la pierre dessinent les accès aux salles par des circulations dont le but est d’effacer les frontières entre l’extérieur et l’intérieur, entre le passé du site et son futur, entre l’architecture classique et contemporaine et entre les différentes générations qui le fréquentent. Les salles aussi ont été repensées avec un confort optimal et une décoration sobre, en rouge et noir, pour laisser toute la place aux films. Gradinages et fauteuils numérotés club et duo (646 en tout), projecteurs 4K et son Dolby 7.1, projecteur 35 mm dans la salle 1 destiné à répondre à des événements spécifiques, deux salles équipées en 3D sont autant d’atouts à l’affiche des Fauvettes.

Les News