Le Ciné Triskell veut appâter à Challans

©Ciné Triskell

La commune vendéenne se dote d’un tout nouveau cinéma ce vendredi 26 juin, en remplacement du Club, fermé pendant le confinement.

C’est une ouverture assez inédite pour Eric Dubot, qui dévoile en cette fin du mois de juin son nouveau complexe. L’exploitant, qui porte ce projet depuis plus de dix ans, était sans doute très loin d’imaginer qu’il démarrerait l’activité du Ciné Triskell dans de telles conditions. Un complexe flambant neuf de cinq salles (dont une en configuration Atmos) et 750 fauteuils, accessible aux PMR, qui vient succéder à l’historique Club, ouvert en 1964 et dont les deux salles n’avaient pas connu de rénovation d’envergure. « Nous réalisions 85 à 90 000 entrées annuelles dans l’ancien cinéma. Nous avons un objectif raisonnable de 150 000 spectateurs sur le nouveau site. Je préfère être prudent et avoir la bonne surprise de faire plus », confie Eric Dubot.

Un accès aux salles écarlate ©E. Dubot pour Boxoffice Pro

Si les spectateurs manifestent de plus en plus leur désir de revenir en salles, la programmation du Ciné Triskell fait tout pour les attirer. Plusieurs avant-premières vont ainsi jalonner les premières semaines d’ouverture : Les Parfums, Lucky Strike, Voir le jour, ou encore Felicità. « Il y a une vraie attente des habitants, donc j’ai espoir que la nouveauté leur donnera envie de venir. Nous allons poursuivre la ligne éditoriale du Club avec désormais des séances mieux positionnées et la possibilité de proposer du Live, de l’opéra et du théâtre à la rentrée. » 

Un budget de 3,7 millions d’euros a été nécessaire pour concrétiser ce cinéma fourni par Cédric Aubry, via son concept clé en main. « À l’été 2018, je suis allé voir son établissement à Mennecy, et on s’est mis d’accord », raconte Eric Dubot. « C’est un concept de cinéma facile à exploiter, d’autant plus pendant cette période : le site peut être géré par une seule personne lorsqu’il y a peu de monde. Tout a été pensé pour réduire les coûts de fonctionnement. » 

L’exploitant se laisse la possibilité d’ajouter deux salles aux cinq actuelles, en ayant réservé le terrain adéquat. « Nous allons voir comment se comporte le cinéma dans la configuration actuelle et en fonction, nous enclencherons rapidement la suite. » Aux manettes également de l’Espace Cinéma à Luçon, Eric Dubot ne cache pas être « ravi » de sa collaboration avec Cédric Aubry : « Si j’ai d’autres endroits où je veux développer un cinéma, ce sera avec lui. »

By night ©E. Dubot pour Boxoffice Pro

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