Cineum en Sélection officielle

©Cineum

Le très attendu multiplexe de douze écrans accueille le Festival de Cannes dès son lancement, avant une ouverture au public dans la foulée de la manifestation. Un établissement à la pointe situé dans l’ouest cannois et développé par Philippe Borys-Combret, exploitant local du cinéma Les Arcades.

Il ne passe pas inaperçu dans le paysage et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il attise plus que jamais la curiosité. La raison première ? Son revêtement extérieur imaginé par Rudy Ricciotti, auteur de l’atypique MuCEM de Marseille. Pour Cineum, l’architecte italien a opté pour une coque multifacette, composée de panneaux triangulaires en béton fibré brut, favorisant, suivant l’inclinaison, une variété d’ombres et de reflets en fonction de la lumière, tandis que des groupements d’artistes spécialisés dans les éclairages ont été chargés de mettre en lumière certains espaces du cinéma.

Si de l’extérieur, Cineum en impose déjà, l’intérieur, imaginé par le designer Arik Lévy, n’est pas en reste, « avec 5 000 m2 d’emprise au sol dont 2 000 pour les espaces restauration », précise Philippe Borys-Combret. Brasserie, coffee shop, saladerie ou traiteur local : cinq à six restaurants seront, à terme, installés dans le hall, qui accueillera également un coin de réalité virtuelle, ainsi qu’une vaste galerie d’exposition de 450 m2, pour présenter aussi bien des pièces de collection relatives aux films projetés que des œuvres d’artistes ou des DJ sets. Au deuxième étage, plusieurs terrasses ont été aménagées avec une vue sur la Croisette, légèrement obstruée par un maillage en béton. 

À la pointe de la technologie

Douze salles et 2 426 sièges, dans des tons crépusculaires, composent Cineum, « premier cinéma de France à être intégralement équipé en son immersif », se félicite Philippe Borys-Combret. Systèmes DTS-X ou Dolby Atmos, projecteurs laser dans toutes les salles – c’est le troisième multiplexe français à être équipé de la sorte avec le Kinepolis de Fenouillet et l’EuropaCorp de La Joliette –, avec une également dotée d’un argentique 35 mm, ainsi que des écrans géants, dont le plus grand arbore 24 mètres de base. « C’est la taille d’un terrain de tennis, ce qui, avec celui de la salle Lumière du Palais des Festivals, en fait le plus grand de la Côte d’Azur. » Quatre salles sur douze sont premium, dont la première équipée du nouveau concept Aurore développé par Cineum [plus d’infos à venir], ainsi qu’une salle IMAX, une ScreenX (écran de 270°) et une Lodge, à vocation VIP avec des sièges dotés du son Flexound, qui varie selon la diffusion du contenu à l’écran.

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C’est donc au moment où le plus grand festival du monde renoue avec son édition physique que le multiplexe voit le jour : quel timing ! Pour le Festival de Cannes, le multiplexe a loué ses salles IMAX et Aurore, ainsi que deux classiques, qui accueillent depuis le 7 juillet des projections de la Sélection officielle. Le reste du cinéma sera accessible au grand public à compter de la fin de la manifestation cannoise. Au total, 33 M€ ont été déboursés pour ériger cet établissement. Pour Philippe Borys-Combret, « il était essentiel d’offrir à cette ville mythique du 7e art, qui plus est sous équipée, un cinéma de dernière génération ». L’objectif fixé avant la crise était de 700 000 entrées annuelles – « sans compter les deux millions de touristes qui arpentent la Croisette l’été » – dans une ville qui en avait totalisé environ 400 000 en 2019.

Focus complet à retrouver dans le Boxoffice Pro n°400 du 7 juillet 2021.

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