Cineum dévoile son format premium

La salle Aurore ©Cineum

Baptisé Aurore by Cineum, le concept de salle a l’ambition d’être commercialisé auprès des exploitants français…avant de s’étendre à l’international ?

En dévoilant les contours de son nouveau multiplexe à quelques encablures de la Croisette, Philippe Borys-Combret a présenté son nouveau format premium : Aurore. Un concept « hybride » dixit l’exploitant, réalisé conjointement par DTS-X, DelairLabs et les équipes du Cineum, avec l’appui de Didier Lozahic, mixeur réputé notamment pour son travail sur les films de Luc Besson ; il est doté d’une projection laser 4K et UHD 4K, d’un son immersif Dts:X (84 haut-parleurs sont répartis dans la salle), d’un écran de 21 mètres de diagonale non perforé, « conférant ainsi une vraie netteté à l’image », et de fauteuils premium inclinables fabriqués en France. L’accent a également été mis sur l’ambiance visuelle. « Un show LED inonde le sas d’entrée, puis, dans la salle, des animations lumineuses partent des murs, où sont intégrés des bandeaux LED jusqu’à l’écran. Ce “spectacle” ne joue qu’en avant-séance. Pendant la projection, il n’y a que le film qui compte », explique l’exploitant, qui précise que n’importe quel film peut être diffusé, Aurore n’imposant aucune modification contrairement à d’autres concepts. À titre indicatif, l’installation de l’équipement, hors fauteuils et fabrication de la salle, représente une enveloppe de quelques 300 000 euros. 

Le sas d’entrée est baigné par un show LED ©Cineum

Mais alors, en quoi ce format est-il hybride ? « Il n’y a aucune redevance à payer sur la billetterie », met en avant Philippe Borys-Combret, qui entend désormais commercialiser cette salle Aurore, « un Premium Large Format par un exploitant pour les exploitants ». Si un cinéma est intéressé, il doit souscrire à un abonnement de maintenance et à un volet marketing pour une communication du concept sur l’année. Il doit également se soumettre à un cahier des charges précis concernant la technique, le matériel et la volumétrie de la salle, « mais des personnalisations sont possibles, nous recommandons certains produits en laissant l’exploitant libre de choisir ». Il sera plus aisé d’intégrer ce type de salle dans un établissement en construction que dans de l’existant, qui nécessitera alors « une étude sur le pas de gradin, élément important du concept ». Si le marché des formats premium est déjà bien fourni, Philippe Borys-Combret mise sur l’absence de redevance, et donc une forme de « liberté pour l’exploitant », pour développer Aurore sur le territoire national.

Un exploitant intéressé par le concept pourra choisir ses fauteuils parmi une liste de plusieurs typologies. C’est l’un des volets personnalisables de la salle Aurore.
©Cineum

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