L’ex-dirigeant de Landmark Cinemas prend la tête du circuit leader canadien de l’exploitation, tandis que le conseil d’administration ouvre un examen de ses options stratégiques, dont une éventuelle vente.
À l’issue du processus de succession engagé après l’annonce du départ à la retraite d’Ellis Jacob, Cineplex a nommé Bill Walker comme CEO. En parallèle, le conseil d’administration (CA) lance un examen stratégique destiné à évaluer les différentes pistes permettant d’accroître la valeur pour les actionnaires, parmi lesquelles figure explicitement une vente de la société.
Bill Walker a exercé des fonctions de direction dans les secteurs de l’immobilier et du commerce de détail avant de se consacrer à l’exploitation cinématographique. Il a dirigé pendant neuf ans Landmark Cinemas, deuxième circuit de salles du pays, et joué un rôle clé dans la vente de ce dernier à Kinepolis en 2017. « M. Walker apporte une combinaison unique de savoir-faire sectoriel, de leadership opérationnel, d’expérience en transactions et de perspective stratégique », souligne Phyllis Yaffe, présidente du CA de Cineplex. Le nouveau dirigeant estime pour sa part que Cineplex dispose « d’une plateforme de croissance exceptionnelle, d’une marque forte et d’opportunités majeures de créer de la valeur », et déclare soutenir pleinement la volonté du conseil d’évaluer différentes options.
Après plus de trois décennies à la tête de Cineplex et de ses précédentes bannières, Ellis Jacob reste activement engagé dans la société jusqu’à la fin de l’année à titre de conseiller spécial du CA.
Parmi les scénarios à l’étude : la cession
L’examen stratégique sera supervisé par le CA, avec l’appui de Goldman Sachs et Valeurs Mobilières TD comme co-conseillers financiers, ainsi que du cabinet Goodmans LLP pour les aspects juridiques. Pour rappel, Cineplex avait déjà été au cœur d’une opération de vente avortée en 2020, lorsque Cineworld avait renoncé à son projet d’acquisition du groupe canadien. Condamné fin 2021 à verser environ 1,24 milliard de dollars canadiens de dommages-intérêts pour rupture abusive, l’exploitant britannique avait fait appel, avant de se placer sous la protection du Chapter 11 en 2022. La créance de Cineplex a été intégrée au plan de restructuration de Cineworld, mais ne devrait donner lieu qu’à un recouvrement symbolique pour le groupe canadien.
C’est donc une nouvelle séquence qui s’ouvre pour Cineplex. À voir avec qui elle sera tournée…


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