Après AMC, Cinemark officialise un accord avec Universal pour une fenêtre d’exploitation réduite

©Cinemark

Le troisième circuit américain a annoncé qu’il exploitera les films Universal sur une fenêtre d’exclusivité réduite. Il devient le deuxième exploitant majeur à signer un tel accord avec le studio, après AMC fin juillet.

Voilà plusieurs semaines que Cinemark avait laissé entendre, par la voix de son CEO Mark Zoradi, qu’il travaillait à un deal avec « plusieurs studios pour faire évoluer les fenêtres de diffusion ». Le 16 novembre, le circuit américain a officialisé son rapprochement avec Universal, dont il exploitera les titres sur une « fenêtre dynamique » basée sur une exclusivité salle variable. Dans le détail, les films qui réalisent plus de 50 millions de dollars de recettes sur leur premier week-end bénéficieront d’une exclusivité de 31 jours, soit cinq semaines, dans les salles Cinemark avant d’être disponibles en Premium VOD. En dessous de ce niveau, la fenêtre sera réduite à 17 jours, à l’instar du deal Universal/AMC. Mais contrairement à ce dernier, Cinemark n’a réclamé aucun partage des revenus sur l’exploitation en home entertainment. L’accord qui se veut pluriannuel persistera donc bien après la période de la crise sanitaire.

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« Nous sommes extrêmement heureux de renforcer encore notre partenariat avec Universal à mesure que nous faisons évoluer l’exclusivité salle », a déclaré Mark Zoradi. « Nous pensons qu’une fenêtre plus dynamique, dans laquelle les salles restent une rampe de lancement événementielle pour des films qui portent le box-office et soutiennent également la réussite d’œuvres plus indépendantes, est dans le meilleur intérêt des studios, des exploitants et, surtout, des spectateurs. » 

« Le partenariat centenaire d’Universal avec l’exploitation est enraciné dans l’expérience de la salle, et nous sommes plus que jamais déterminés à ce que le public puisse voir nos films sur grand écran », a réagi de son côté Donna Langley. La présidente d’Universal Filmed Entertainment Group souligne par ailleurs que ces accords leur « donnent la confiance nécessaire pour sortir [leurs] films en salles, faire avancer l’offre de contenu et offrir aux consommateurs les choix qu’ils recherchent. »

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