La délégation de service public a été renouvelée pour le cinéma de proximité de 4 salles, qui va bientôt déménager, toujours au centre de la sous-préfecture de l’Aveyron.
C’est Artec, la structure dirigée par Charles Vintrou, qui a été (re)choisie par la Ville de Millau pour exploiter son cinéma, soit l’équipe qui avait déjà décroché la DSP à l’été 2021, alors sous pavillon GPCI. Le cinéma de 4 salles, classé art et essai et labellisé Jeune public, a renforcé des liens étroits avec son public ces dernières années, notamment grâce au « très beau travail de médiation de sa directrice, Muriel Balay, qui est arrivée en 2023 pendant notre mandat », rappelle Charles Vintrou, se disant « très heureux de poursuivre l’aventure avec elle ». Rien n’était gagné d’avance, sachant que la municipalité a changé entre-temps et qu’Artec n’était pas le seul candidat à briguer la délégation. Mais surtout, le cinéma de Millau va être entièrement reconstruit au cours des cinq ans couverts par la DSP, pour s’implanter dans une friche, toujours en cœur de ville.
Le nouveau complexe proposera toujours 4 salles, « mais bien mieux équipées et offrant un confort aux normes actuelles. Il disposera de vrais espaces d’accueil et de médiation, répondra aux normes d’accessibilité et environnementales, sachant que le bâtiment actuel est une vraie passoire thermique », explique Charles Vintrou. Il est cependant trop tôt pour détailler davantage le projet, pour lequel la nouvelle municipalité n’a pas encore désigné d’architecte mais qui évalue à 4,2 millions d’euros le coût des travaux. L’actuel CinéMillau a enregistré près de 68 000 entrées en 2025, mais avait quasiment retrouvé ses niveaux avant-Covid l’année précédente, avec 89 000 entrées. Pour le futur établissement, l’étude réalisée par Ciné Conseil en 2024 estime, avec une zone d’influence cinématographique de 41 000 personnes, un potentiel de fréquentation entre 120 000 et 135 000 entrées annuelles.
Ce qui est sûr,« c’est qu’il s’agira d’un vrai cinéma de proximité », se réjouit Charles Vintrou qui est également assuré, donc, d’être associé au projet via Artec, dont il est aujourd’hui actionnaire à 100 %. Pour rappel, Artec avait été racheté par la branche exploitation du GPCI en mai 2022 et regroupe désormais 12 cinémas en DSP. Le GPCI est quant à lui redevenu exclusivement une entente de programmation.


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