À Nantes, un nouveau Concorde à l’horizon

Le cinéma indépendant art et essai implanté boulevard de l’Égalité dans l’ouest nantais dévoile son projet d’extension. 

Le Concorde, doté de 4 salles et 287 fauteuils, a déposé auprès de la Commission départementale d’aménagement cinématographique de Loire-Atlantique un projet d’agrandissement qui portera sa capacité à 7 salles et 778 fauteuils. « Le Concorde est trop à l’étroit depuis trop longtemps », déclare Sylvain Clochard, le directeur du cinéma. « Nous nous donnons enfin les moyens de devenir le Concorde tel que les gens nous le réclament depuis toujours. Spectateurs, associations, collectifs informels, talents, producteurs et distributeurs fragiles, y trouveront un lieu des possibles. » 

De fait, le projet d’agrandissement du cinéma est considéré comme « la première pierre d’un projet plus grand », souligne l’équipe. Car la métamorphose du Concorde compte aboutir « en pleine maturité du projet, à une expérience enrichie de la “sortie ciné” pour le spectateur et à un lieu de vie et d’animations pour le quartier ». 

Au terme de cette première phase administrative, sous réserve d’acceptation par la CDACi, c’est un chantier de trois ans qui sera entamé avec l’ambition de garder Le Concorde ouvert tout au long des différentes phases de travaux. « Les architectes de la rénovation “Agence Drodelot Architectes ” ont donc positionné les tranches de travaux les plus génératrices de décibels sur les périodes estivales, qui correspondent par ailleurs aux périodes habituelles de fermetures annuelles. » 

Petite farce militante en cinq actes 
Comme un acte de résistance à la pression immobilière, Le Concorde a commencé à dévoiler son projet de transformation sous la forme d’une « petite farce militante en cinq actes » sur les réseaux sociaux, avec une campagne « Toujours pas /Toujours là » annonçant un funeste destin pour le Concorde, au profit d’un projet immobilier bien plus juteux… Le dernier post a levé les interrogations en révélant non seulement le nouveau logo mais aussi l’ambition du cinéma de s’enraciner encore plus profondément au cœur du quartier.