À moins d’une semaine du Sommet Lumière, qui réunira le 7 septembre les principaux acteurs de l’industrie cinématographique mondiale, l’Élysée a levé une partie du voile sur la liste des participants.
Quelque 220 invités issus de 65 pays sont attendus pour cette première édition, conçue comme un rendez-vous international destiné à faire émerger de nouvelles alliances autour des grands enjeux du cinéma.
Les grands studios et exploitants au rendez-vous
Dans le casting volontairement resserré du Sommet, on retrouve des dirigeants de premier plan : Dana Walden pour Disney, Donna Langley pour Universal et Tom Rothman pour Sony Pictures ainsi que Ted Sarandos pour Netflix. Seront également présents la présidente de l’Académie des Oscars, le patron de HBO, ainsi que des représentants de l’UCLA et de l’USC, deux des principales écoles de cinéma américaines. Pour autant, la délégation américaine ne représentera que 15 % des participants, face aux figures majeures d’autres territoires, comme la Coréenne Miky Lee, vice-présidente de CJ Group, le cinéaste chinois Jia Zhangke ou encore la productrice nigériane Mo Abudu. On note d’ailleurs une dimension africaine particulièrement marquée, avec la présence annoncée des ministres de la Culture du Nigeria, d’Afrique du Sud, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.
Côté exploitation, le président du CNC Gaëtan Bruel compte sur « la quasi-totalité des dix plus grands exploitants mondiaux », dont le Mexicain Alejandro Ramírez, dirigeant de Cinépolis – « premier exploitant au monde par le nombre d’entrées » – ainsi que les numéros un japonais, britannique, australien et, bien entendu, français.
La France sera représentée par les principales forces de son industrie, de Canal+ à France Télévisions, Gaumont, Pathé, TF1, Mediawan et Arte, mais aussi par « des champions indépendants » comme le producteur Charles Gillibert.
Les plus grands festivals internationaux seront représentés, de Thierry Frémaux pour le Festival de Cannes au Festival de Toronto et à la Berlinale. La Mostra de Venise, qui se tient aux mêmes dates, fera l’objet d’un pré-lancement du Sommet à travers un événement franco-italien dédié. À noter que le fondateur de Letterboxd figure également parmi les participants annoncés.
Une place au Sommet pour le ciné indé
Le Sommet Lumière promet de déboucher sur « de nouvelles alliances », autour d’une compréhension commune des défis auxquels fait face le secteur et, surtout, d’actions concrètes. Des annonces sont ainsi promises dans le domaine de l’attractivité de la France pour les tournages. Alors que le plan France 2030 a permis de doubler la capacité d’accueil du territoire et que le crédit d’impôt international a été renforcé, au Sommet seront dévoilés « à la fois une liste de tournages et un chiffre très significatif et qui va même au-delà des espoirs que l’on pouvait avoir », promet Gaëtan Bruel.
L’une des annonces les plus attendues concerne « le cœur battant du cinéma dans le monde, sa recherche et développement, sa créativité, son avenir » : le cinéma indépendant. Dans un contexte où une partie du divertissement migre vers TikTok et YouTube,« art house can be the new mainstream », résume le président du CNC.
Une trentaine de talents internationaux ont déjà accepté de s’associer à cette initiative majeure au Sommet, parmi lesquels Pedro Almodóvar, Juliette Binoche, Jane Campion, Costa-Gavras, les frères Dardenne, Isabelle Huppert, Jim Jarmusch, Ryusuke Hamaguchi, Hirokazu Kore-eda, Jafar Panahi, Ruben Östlund, Jia Zhangke, Wim Wenders, Ira Sachs et Sean Baker. « Une douzaine de Palmes d’or » figurent notamment parmi ces soutiens, qui ont, selon Gaëtan Bruel, « répondu à l’unanimité à l’appel qu’on leur a passé pour s’engager aux côtés de la France ». Fin du suspense : le 7 septembre à Saint-Paul-de-Vence, lors d’un Sommet qui promet « de concilier nos intérêts et nos valeurs ».
Retrouvez encore plus d’infos sur le Sommet Lumière dans L’Émission Boxoffice Pro du 3 septembre, en compagnie de Vincent Florant, secrétaire général du Sommet Lumière :



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