Réforme audiovisuelle : le BLIC, le BLOC et l’ARP réagissent

Franck Riester ©Tanguy Colon

Après les annonces du ministre de la Culture concernant la loi audiovisuelle, les organisations du cinéma se mobilisent et demandent une véritable concertation.

Pour les associations réunies au sein du BLIC et du BLOC et l’ARP, la grande réforme audiovisuelle, dont les grandes lignes ont été dévoilées mardi par Franck Riester, doit être l’occasion, en s’adaptant au nouvel environnement mondial, de lancer une politique culturelle qui tienne compte du rôle fondamental du cinéma, dont “le succès est le fruit d’une politique volontariste, depuis plus de cinquante ans”.
Mais selon les signataires, “ce projet de loi est l’expression d’un Etat qui renonce à toute ambition culturelle, à la faveur des seuls diffuseurs. Il ne répond pas non plus aux enjeux industriels qui ont permis à la France d’être à ce jour le troisième cinéma au monde. Il donne des réponses souvent théoriques à une recherche d’équilibres économiques complexe et qui, sous prétexte de rénovation, briseront les fondations du cinéma en France”.

Jugeant la “méthode inacceptable et le calendrier intenable”, les professionnels du cinéma se disent “collectivement prêts à travailler en véritable concertation avec les pouvoirs publics”, mais avec “des délais raisonnables et la communication d’un texte sur lequel s’appuyer.
Ils demandent “solennellement au Ministre de la Culture un report des arbitrages finaux des projets de textes réglementaires et législatifs, pour permettre une véritable concertation”.