Après la décision du Conseil d’Etat sur le passe sanitaire, le cinéma réclame en urgence un plan de sauvegarde

© Cinéma de Bédarieux

Après que le juge des référés a rejeté leur requête, les professionnels du cinéma réaffirment que l’entrée en vigueur anticipée du passe sanitaire a des effets dramatiques sur la filière. 

Les 12 organisations* qui avaient saisi ensemble le Conseil d’Etat « regrettent profondément » sa décision rendue hier soir concernant les lieux de culture « alors qu’aucune autre mesure temporaire n’était prise concernant les autres secteurs visés par le pass sanitaire ». Pointant « les effets particulièrement délétères » de cette mesure dans un communiqué conjoint, les professionnels rappellent en particulier que « les salles de cinéma et leurs salariés, ainsi que les films à l’affiche ont eu à subir la précipitation et la confusion dans lesquelles il a fallu mettre en place du jour au lendemain ces nouvelles mesures, prises sous le feu du débat parlementaire et de ses conséquences dans l’opinion publique, voyant se produire des contrôles pourtant officiellement renvoyés à plus tard ».

Comme elles l’avaient signalé dès le lendemain de l’instauration du passe, les organisations du cinéma alertent sur « la chute dramatique de la fréquentation engendrée par cette décision abrupte et impréparée [qui] touche l’ensemble de notre secteur et détruit la reprise tant attendue qui commençait à se concrétiser ». Et citant la baisse de 50 à 70% des entrées qui s’est confirmée ce week-end, les professionnels demandent « désormais un soutien majeur et, enfin, l’égalité de traitement avec les autres secteurs ». 

 « Le cinéma exige instamment des pouvoirs publics qu’ils mettent en œuvre en urgence un plan de sauvegarde de notre secteur et de nos professions qui aujourd’hui, avant les autres, mettent en œuvre des mesures qui relèvent habituellement de la compétence de l’Etat ».

*FNCF –  API – ACID – AFCAE – DIRE – FESAC – FNEF – GNCR – SDI – SPI – SRF – UPC 

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