La fréquentation des cinémas se reprend légèrement en novembre

© Krists Luhaers via Unplash

En progression par rapport aux dernières années mais en retrait sur la période pré-Covid : les entrées en salles retrouvent une dynamique après un début d’automne compliqué.

15,11 millions d’entrées ont été enregistrées dans les salles obscures en novembre 2023, d’après les estimations du Centre national du cinéma (CNC). Il s’agit d’une augmentation de 4,3 % par rapport à novembre 2022 et de 8 % sur novembre 2021 ; c’est en revanche toujours en retrait (-20 %) par rapport à la période de référence 2017-2019, où novembre oscillait autour des 19 millions d’entrées.

Une performance en demi-teinte au regard d’une offre pléthorique (70 films inédits sont sortis en novembre, soit 14 chaque semaine), mais qui a livré des résultats contrastés. Parmi les satisfactions, Le Garçon et le Héron a surpris avec 1,4 million d’entrées sur la période, l’un des meilleurs résultats de Hayao Miyazaki en France. Loin des scores des précédents Hunger Games, La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur a su galvaniser plus d’un million de curieux en deux semaines, un cap que tutoie la comédie 3 jours max (950 000 tickets en novembre, 1,8 million de tickets cumulés depuis le 25 octobre). Au pied du podium mensuel, Napoléon fédère 850 000 spectateurs. Au rayon art et essai, notons les performances du Consentement, qui a surfé sur l’engouement des réseaux sociaux pour attirer encore plus de 300 000 curieux et frôler ainsi les 600 000 entrées au total, ou encore de Simple comme Sylvain, qui cumule plus de 175 000 billets avec un solide bouche-à-oreille depuis trois semaines.

Au rayon des déceptions, The Marvels n’a jamais réussi à décoller, se contentant de quelque 700 000 entrées sur la période, Five Nights at Freddy’s s’est rapidement essoufflé (800 000 tickets à date), tandis que L’Abbé Pierre (680 000 spectateurs) patine quelque peu, au même titre que les comédies françaises comme Complètement cramé ! (210 000 entrées), Comme par magie (160 000) ou encore Monsieur le maire (130 000).

Sur les 11 premiers mois de l’année, la part de marché des films français s’élève à 39,3 % (vs 43,2 % en 2022), celle des titres américains à 43,4 % (vs 37,3 %) et celle des autres films à 17,3 % (vs 19,5 %). Depuis janvier, 162,8 millions d’entrées ont été comptabilisées dans les cinémas français : c’est +21,7 % par rapport à 2022 mais en retard de 12,7 % sur la moyenne 2017-2019. 

Qu’attendre alors de la fin d’année ? Si le cap des 190 millions est à oublier, la barre des 180 millions de spectateurs reste atteignable. Décembre est d’ordinaire l’un des mois les plus forts de l’année, en témoignent les quelque 22 millions d’entrées réalisées en moyenne depuis 2013. Pour être pragmatique,17 millions de tickets suffisent pour atteindre l’objectif. L’offre est à nouveau au rendez-vous, avec les locomotives animées (Wish et Migration), les blockbusters hollywoodiens (Wonka, Aquaman 2) et français (Les Trois Mousquetaires : Milady), les comédies (Noël Joyeux, Jeff Panacloc), les drames (Soudain seuls, Bâtiment 5, Une affaire d’honneur, Past Lives) ainsi que les continuations (Napoléon, La Tresse, Thanksgiving…). 

© Krists Luhaers via Unplash
googletag.cmd.push(function() { googletag.display('div-gpt-ad-1553617519041-2'); });
googletag.cmd.push(function() { googletag.display('div-gpt-ad-1553617519041-1'); });