Cap’Cinéma rachète Cinémovida

© Cinemovida / Laurent Limouzin

Cette acquisition fait de Cap’Cinéma le 4e circuit en nombre d’écrans (148) et le positionne dans le même peloton que MK2 et Cinéville pour la 5e place s’agissant des entrées.

Dans un communiqué de presse du 2 décembre, Philippe Dejust, PDG du groupe Cap’Cinéma, annonce être le nouveau propriétaire des sites de Albi, Apt, Castres, Châteauroux, Dole, Laon, Manosque et Soissons, appartenant jusque-là au groupe Cinémovida, créé par Alain Kloeckner et Laurent Lelimouzin.

Aujourd’hui, Philippe Dejust confirme vouloir poursuivre la politique Cap’Cinéma, à savoir « transformer nos complexes en multiplexes. Les deux projets de Soissons et de Manosque, déjà initiés, vont être développés mais Châteauroux ou encore Castres pourraient bénéficier d’une extension ou même devenir un multiplexe, en fonction de la demande de la ville. Nous allons évaluer les positionnements de chacun et effectuer des travaux si nécessaire. Par ailleurs Cap’Cinéma a deux projets sur le moyen terme à Cagnes sur Mer et à Nîmes ».

Déjà très présent dans les salles Cap’Cinéma, l’une des ambitions majeure sera de « mettre en avant le concept All that Jazz, avec une programmation encore plus qualitative pour l’année à venir ». Des spectacles, concerts, retransmissions live et autres soirées à thèmes seront la « marque de fabrique » du groupe.

Quel avenir ?

Si à moyen terme Philippe Dejust envisage une carrière internationale, il n’y a pour l’heure pas de plan réel. « Nous regardons attentivement les dossiers qui nous sont soumis, restons ouverts aux propositions et n’hésiteront pas à saisir les opportunités sans pour autant se lancer à tout prix. »

De son côté, si Alain Kloeckner a vendu ses salles Cinemovida sur une décision du conseil d’administration, il conserve la direction du multiplexe d’Arras, « une ville qu’on aime bien et qui fait partie de notre histoire ». Son avenir professionnel continue, avec notamment une ambition hors cinéma, orientée « loisirs, détente et évènementiel ». Un projet qui devrait voir le jour au 1er semestre 2015. Pour l’heure, Alain ne se ferme pas la porte du cinéma et déclare : « On ne s’interdit rien, on s’autorise tout. »