Cannes 2021 : la sélection Classics

"Orfeu Negro" de Marcel Camus © Solaris Distribution

La section qui met à l’honneur les grands films de l’Histoire du cinéma, en version restaurée, dévoile son cru 2021.

À commencer par un hommage à Bill Duke avec la projection, en sa présence, de The Killing Floor, sa première réalisation qu’il avait présentée à la Semaine de la Critique en 1985. Grande figure du cinéma japonais, Kinuyo Tanaka est venue plusieurs fois à Cannes, qui montrera cette année la restauration de son deuxième long comme réalisatrice, La Lune s’est levée (1955), distribué en France par Carlotta. Pionnière du 7e art espagnol avec un style anticonformiste, Ana Mariscal a signé, avec El camino, une splendide chronique d’un petit village ibérique des années 60. La version restaurée sortira en octobre sous bannière Karmafilms. 

La Croisette mettra également à l’honneur le premier cinéaste afro-américain, Oscar Micheaux, avec la projection de l’une des ses plus grandes œuvres, Murder in Harlem (1935), précédée du documentaire Oscar Micheaux – The Superhero of Black Filmmaking de Francesco Zippel. Poursuivant l’exploration de ses Palmes d’or, Cannes projettera aussi Orfeu Negro de Marcel Camus, sacré en 1959, et dont la version restaurée sortira en salles le 11 août 2021 via Solaris. Enfin, pour célébrer les 70 ans des Cahiers du Cinéma, le Festival présentera Les Onze Fioretti de François d’Assise de Roberto Rossellini, film chroniqué dans le premier numéro de la revue en 1951.

Les films restaurés de Cannes Classics :

  • La Drôlesse de Jacques Doillon (1978), en présence du réalisateur
  • I Know Where I’m Going! de Michael Powell et Emeric Pressburger (1945)
  • Lumumba : la mort du prophète de Raoul Peck (1990)
  • Friendship’s Death de Peter Wollen (1987), en présence de Tilda Swinton
  • Bal poussière de Henri Duparc (1989)
  • La Double Vie de Véronique de Krzysztof Kieślowski (1991), en présence d’Irène Jacob
  • F for Fake d’Orson Welles (1973)
  • L’Étang du démon de Masahiro Shinoda (1979)
  • La guerre est finie d’Alain Resnais (1966)
  • Échec au porteur de Gilles Grangier (1957)
  • Chère Louise de Philippe de Broca (1972) – Les Acacias
  • Journal intime de Márta Mészáros (1983), en présence de la réalisatrice et du chef opérateur Nyika Jancsó
  • Un jour, un chat de Vojtech Jasný (1963), en présence de l’actrice Emília Vašáryová – Malavida
  • Monanieba de Tenguiz Abouladzé (1984), en présence de l’acteur Avtandil Makharadze et de la scénariste Nana Janelidze
  • Le Quatorzième Jour de Zdravko Velimirović (1960)
  • Le Chemin de l’espérance de Pietro Germi (1950)
  • Lettre d’une inconnue de Max Ophüls (1948) – La Rabbia
  • Mulholland Drive de David Lynch (2001) – Studiocanal

Les documentaires de Cannes Classics :

  • Les Tempêtes de Jeremy Thomas de Mark Cousins
  • Satoshi Kon, l’illusionniste de Pascal-Alex Vincent
  • Bunuel, un cinéaste surréaliste de Javier Espada
  • Montand est à nous d’Yves Jeuland
  • The Story of Film : a New Generation de Mark Cousins
  • Et j’aime à la fureur d’André Bonzel

Pour rappel, le 74e Festival de Cannes se déroule du 6 au 17 juillet. Retrouvez la Sélection officielle, ses ajouts et section éphémère, ainsi que celles de la Quinzaine des Réalisateurs, de la Semaine de la Critique et de l’ACID.

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