Boxoffice Pro Live Session avec la NATO : Vers une mobilisation internationale pour préparer la réouverture des salles

Photo by Ryan Miller/Capture Imaging

Après les exploitants français le mercredi 1er avril dernier, c’était au tour des exploitants américains de se retrouver pour une Live Session Boxoffice Pro avec John Fithian, le président de leur Fédération, et Patrick Corcoran, vice-président responsable de la communication. 

Présenté par Julien Marcel, directeur général de The Boxoffice Company, et modéré par nos collègues de Boxoffice Pro Daniel Loría et Rebecca Pahle, l’événement a finalement réuni, bien au-delà des frontières, près de 600 participants de plus de 30 pays. 

Une réouverture des salles américaines d’ici fin mai-début juin avec des jauges limitées, suivi de l’arrivée des blockbusters majeurs en juillet : c’est le scénario espéré par les responsables de la NATO. En attendant la reprise, la profession compte sur le plan de relance nationale de 2 trillions de dollars pour tenir le coup.  « Avant tout, parlez à vos banques », conseille Patrick Corcoran tout en rappelant les possibilités de report de loyers et de remboursements de crédits, mais aussi les autres soutiens auxquels les cinémas faisant de la restauration peuvent avoir recours et l’importance de maintenir le plus possible les salaires. Un souci dont le président John Fithian fait d’ailleurs une priorité : « Certes il nous faut veiller à la viabilité de nos entreprises, mais aussi à celle de nos employés. À la fin de la crise, nous aurons besoin de nos effectifs. »

Un modèle solide

Aux États-Unis comme ailleurs, la profession est préoccupée par la montée en force de la VOD. Une inquiétude renforcée par la sortie en premium VOD de Trolls 2 (Universal) dans le pays. « Nous pensons que c’était une mauvaise décision », estime John Fithian, qui reste toutefois serein. « Un film ne change pas le modèle. Tous les autres films sont reportés pour une sortie en salles plus tard. »  D’ailleurs, le président de la NATO se réjouit plutôt du succès de la VOD, « qui prouve que les gens aiment toujours le cinéma et retrouveront avec d’autant plus de plaisir la pratique sociale de la sortie cinéma ». Pour preuve, l’expérience des salles israéliennes qui, après avoir dû fermer leurs portes durant la Guerre du Golfe, ont connu les six meilleurs six mois de fréquentation à leur réouverture.  

La bataille de l’image

Mais la guerre contre le Covid19 n’est pas une guerre comme les autres. Et parmi ses conséquences particulières, celle de la crainte des spectateurs pour leur santé risque de constituer un frein non négligeable à leur retour dans les salles. C’est pourquoi la filière est soucieuse de suivre de près les recommandation des autorités sanitaires –  mesures de distanciation, intensification des procédures de nettoyage, suivi de la santé des employés… –, « de manière à ce que que les gens sachent que nous sommes consciencieux. »

Bobbie Bagby, vice-présidente du circuit historique B&B Theatres (50 cinémas), tout en rappelant l’importance de garder un lien « pertinent » avec le public, a souligné l’intérêt d’une communication à échelle internationale sur la reprise d’activité. L’occasion de présenter le #MoviesTogether et les autres initiatives internationales (notamment #Oniratousaucinema en France) qui pourraient converger autour d’une plateforme mondiale sur laquelle les spectateurs pourraient partager leur désir de retourner les salles et seraient alertés de la réouverture de leurs cinémas. « Il est temps de nous unir et de véhiculer une image positive », a plaidé la jeune dirigeante. John Fithian a de son côté assuré que la NATO était à l’oeuvre pour obtenir le soutien de célébrités sur la campagne de reprise d’activité, à l’image de Christopher Nolan dans sa tribune parue dans le Washington Post. « Il nous fait rester connectés , structurés, et préparer le plus grand renouveau pour le cinéma ! »

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