Dernière ligne droite pour la Cité internationale du cinéma d’animation

De gauche à droite : Mickaël Marin (directeur général de CITIA), Dominique Puthod (président de CITIA), Antoine Armand (maire d'Annecy), Gaëtan Bruel (président du CNC), Myriam Lhuillier (vice-présidente déléguée à la culture et au patrimoine de Haute-Savoir), Peggy Zejgman-Lecarme (directrice culture de la Cité de l'animation), Hugo Roux (adjoint en charge de la culture à Annecy) © Boxoffice Pro

L’inauguration de l’espace aura lieu le 19 juin prochain, deux jours avant l’ouverture du Festival international du film d’animation d’Annecy, décalé pour l’occasion.

Un travail de longue haleine

Avec l’ouverture de la Cité internationale du cinéma d’animation, c’est un projet vieux de plus de 60 ans qui se concrétise, pensé dès les premières années des Journées du cinéma, ancêtre du Festival d’Annecy. « Une question est restée très longtemps en suspens, évoque Dominique Puthod, président de CITIA qui organise l’événement : comment faire vivre le cinéma d’animation toute l’année à Annecy ? » En effet, dès 1960 est évoquée l’idée d’installer un Musée du cinéma d’animation, qui s’essouffle avant de refaire surface en 1970, sous la forme d’un projet de Conservatoire international du cinéma d’animation. Rien n’aboutit malgré la mobilisation du CNC et de la Ville, et il faut attendre 1987 pour de nouvelles avancées : un rapport sur l’audiovisuel et le cinéma inspire le projet d’une Maison du cinéma d’animation. Puis, en 2000, à l’occasion du 40e anniversaire du Festival, Dominique Puthod réunit un conseil scientifique avec pour mission de finaliser un projet de Musée. Le Haras, espace centenaire autrefois dédié à l’élevage équin, est identifié comme « le lieu idéal », et est racheté par la Ville en 2013. « À ce moment, la conviction de doter Annecy d’un lieu permanent est devenue une décision, énonce Dominique Puthod. La Cité n’est pas un musée au sens figé du terme ; c’est un lieu qui se veut vivant, où l’on découvre, on apprend, on crée, un lieu où l’on ne se contente pas de regarder des films, mais où on les comprend, on les expérimente et on les partage. » Le projet de réhabilitation, d’un montant de 54,5 millions d’euros, a été suivi par l’architecte David Devaux, et le paysagiste Philippe Deliau.

Un lieu complet pour toute la filière

Au total, la Cité est composée de sept espaces. Le Grenier à images, consacré à l’éducation à l’image, accueillera de nombreux publics dont « la mixité permet d’imaginer des ateliers où se croiseront seniors et plus jeunes, autour du même plaisir de découverte et de création, et où les sages seront vraiment de tout âge », explique Peggy Zejgman-Lecarme, directrice culture. Une de ses salles sera dédiée à l’animation traditionnelle et permettra d’explorer différentes techniques telles que le papier découpé, la peinture animée, le sable animé ou encore le stop motion. Ensuite, le Musée du cinéma d’animation proposera plusieurs expositions, permanentes ou temporaires, de sorte à « embrasser dans une même programmation des expressions et univers différents, incarnations singulières de la richesse de l’animation ». La toute première exposition sera dédiée au studio Ankama, un des piliers de l’animation française depuis 25 ans. Le cinéma de la Cité, quant à lui, dispose d’une capacité de 332 places dont 8 PMR, et sa programmation sera construite « en partie en écho aux expositions de l’établissement, comme une université populaire du cinéma d’animation ». Et, bien évidemment, il accueillera des projections du Festival. La modularité de la salle, dont les fauteuils sont rétractables, permettra en outre de créer des passerelles avec d’autres disciplines, et d’accueillir des concerts, des conférences et des événements d’e-sport. « De quoi faire de la Cité un lieu de médiation et d’échange à part entière. »

L’affiche inaugurale de la Cité a été conçue par Laurent Durieux, qui avait déjà signé l’affiche du Festival d’Annecy en 2022. « Les bateaux s’envolent du lac vers le ciel et la Cité émerge dans une séquence animée dynamique. On peut y voir l’idée d’une Cité en mouvement, qui s’élève, à la fois ouverte sur le monde et profondément ancrée dans son territoire, Annecy et son lac », explique-t-il.
De gauche à droite : Mickaël Marin (directeur général de CITIA), Dominique Puthod (président de CITIA), Antoine Armand (maire d'Annecy), Gaëtan Bruel (président du CNC), Myriam Lhuillier (vice-présidente déléguée à la culture et au patrimoine de Haute-Savoir), Peggy Zejgman-Lecarme (directrice culture de la Cité de l'animation), Hugo Roux (adjoint en charge de la culture à Annecy) © Boxoffice Pro

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