À Paris, le cinéma Le Bretagne rouvre ses portes

©Tanguy Colon

[Mis à jour le 9 novembre] L’historique cinéma du quartier de Montparnasse affichait portes closes depuis la deuxième fermeture d’octobre 2020. Il rallume ses projecteurs ce mercredi, après avoir été repris par un nouvel exploitant.

C’est un nouveau chapitre qui s’est ouvert début novembre pour Le Bretagne et ses deux salles (1 050 sièges) : l’exploitation de l’établissement du 6e arrondissement a en effet été reprise par Les Cinémas Pathé Gaumont, nous ont confirmé les équipes. Le site conserve son identité – notamment sa mythique enseigne aux néons bleus et sa programmation en VF – et est géré comme un cinéma indépendant du Gaumont Parnasse, composé du Parnasse (12 écrans), du Montparnos (4) et du Miramar (3). Dans le quartier, le circuit au coq exploite désormais 21 salles et 4 261 fauteuils.

Fermé fin octobre 2020 en raison du nouveau confinement, Le Bretagne n’avait pas rouvert en mai dernier, Benjamine Rytmann-Radwanski ayant alors fait part de son souhait de transmettre l’exploitation. Quelques travaux techniques ont dû être opérés pendant cette période de fermeture afin de remettre l’établissement aux normes. Par ailleurs, l’intégralité de l’équipe (sept personnes dont trois agents d’accueil) est conservée par Pathé Gaumont, qui a rouvert l’établissement le mercredi 10 novembre, avec Les Éternels de Chloé Zhao (Disney) et Cry Macho de Clint Eastwood (Warner).

C’est en septembre 1961 que Le Bretagne est inauguré, doté à l’époque d’une seule salle de 800 places, la troisième plus grande de Paris après celle du Grand Rex et de l’UGC Normandie. Il fait alors partie du circuit de Joseph Rytmann, « l’empereur de Montparnasse », personnage central de cet excellent ouvrage, qui possède jusqu’à six établissements dans le quartier : Le Bienvenüe-Montparnasse (devenu un théâtre en 2012), Le Mistral (fermé en 2016), Le Miramar et Les Montparnos (rachetés en 2009 par Pathé Gaumont et intégrés au Gaumont Parnasse) et donc Le Bretagne. C’est donc dans une certaine logique que ce dernier a rejoint le giron du groupe de Jérôme Seydoux, permettant à Benjamine Rytmann-Radwanski, aux manettes depuis 1984, de prendre une retraite bien méritée.

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