Dans son bilan 2025, l’Arcom fait état d’une intensification de la lutte contre le piratage, élargie à de nouveaux acteurs.
En diminution de 4 % sur l’année écoulée, et de 34 % depuis 2021, la consommation illicite de produits culturels – dont de films – et sportifs ne concerne désormais “plus que” 14 % de la population internaute, soit environ 7,7 millions de personnes. En 2018, l’Arcom dénombrait 15,7 millions de consommateurs illicites.
Sur ces cinq dernières années, le recours au streaming et au téléchargement – qui représente 79 % de l’audience illicite – a ainsi baissé de 36 %, et le live streaming de 70 %. L’autorité de régulation doit par contre se satisfaire d’un « usage contenu » de l’IPTV, dont l’audience aura cru de 200 000 à 900 000 internautes illicites entre 2018 et 2025.
En 2025, un total de près de 15 200 noms de domaine ont été bloqués à la demande de l’Arcom, avec une augmentation notable des blocages de services sportifs (+71 % entre 2024 et 2025) et de sites miroirs (+37 %). Le régulateur précise en outre avoir étendu ses demandes de blocage, sous l’impulsion des ayants droit, à d’autres acteurs comme les DNS alternatifs (comme Google, Cloudflare…) et les VPN (NordVPN, Cyberghost…).
Pour rappel, dans le cadre de la lutte contre les sites miroirs, une disposition de la proposition de loi visant à conforter la filière cinématographique prévoit d’élargir la liste des personnes habilitées à saisir l’Arcom et de simplifier sa procédure interne. Adoptée par le Sénat en février 2024, cette proposition de loi est toujours en attente d’examen à l’Assemblée nationale.
Retrouvez l’intégralité du Bilan 2025 de lutte contre le piratage de l’Arcom par ici.


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