Les cinémas allemands toujours loin de leur niveau d’avant-crise

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La FFA a publié les chiffres du premier semestre 2022, qui montrent toutefois que la fréquentation a bien repris en juin.

Les salles d’Allemagne, qui ont enregistré 33,2 millions d’entrées sur les six premiers mois de l’année, affichent toujours un recul de 38,1 % par rapport à 2019 selon les chiffres communiqués aujourd’hui par la Film Funding Agency (FFA), l’équivalent de notre CNC. En France, pour rappel la fréquentation atteint 72,95 millions d’entrées sur la même période, soit 30,6 % de moins que sur le premier semestre 2019.

Chez nos voisins d’outre-Rhin aussi, tous les cinémas étaient ouverts sur cette période, mais encore marqués par des restrictions sanitaires jusqu’en avril.

« Ce sont de mauvais chiffres à première vue, mais il y a de l’espoir », explique Peter Dinges, membre du conseil d’administration de la FFA, se référant aux résultats du mois de juin où les entrées ont augmenté de 2,3 % par rapport à 2019, et les recettes de 14,2 %. Mais ces dernières sont liées au prix du billet qui a lui aussi grimpé de 7,1 % par rapport au à 2019, pour atteindre une moyenne de 9,21 euros.

Côté films, Les Animaux fantastiques : Les Secrets de Dumbledore est le plus gros succès du semestre avec 2,9 millions d’entrées, suivi de Top Gun : Maverick (2,2 millions) et Doctor Strange in the Multiverse of Madness (2,1 millions). Le film allemand le plus vu est Wunderschön, de Karoline Herfurth, avec 1,5 million d’entrées et sixième du top 10. La part de marché des films allemands, à 21,2 % au premier semestre 2022, reste similaire à celle de l’année précédente (21,7 %). Une proportion qui « se stabilise au niveau pré-pandémique », précise Peter Dinges, et devrait augmenter avec le succès de Guglhupfgeschwader, sorti en août.
Il faut aussi souligner que le nombre de cinémas en Allemagne est resté pratiquement inchangé depuis 2020. « Pour l’instant, nous pouvons dire avec soulagement que l’industrie du cinéma a assez bien survécu à la pandémie, notamment grâce aux aides de l’État », conclut  Peter Dinges, qui se dit « prudemment optimiste ».

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