Les chantiers de cinémas se poursuivent

Les entreprises s'affairent sur le parking du futur Ciné Triskell ©E. Dubot

Interrompus dans leur grande majorité mi-mars lors de l’annonce du confinement, les chantiers de plusieurs cinémas reprennent au compte-gouttes, s’adaptant logiquement aux nouvelles contraintes sanitaires. Petit état des lieux non exhaustif des projets en cours, avec une première virée en Bretagne.

Vers Saint-Nazaire, le nouveau cinéma associatif de Pornic (Loire-Atlantique) est dans sa dernière ligne droite après que son chantier a été arrêté pendant près d’un mois. « Il reste désormais de la peinture et de l’ameublement avant un passage en commission de sécurité mi-juin », indique Patrick Michel, président de l’association qui gère le site. Cet établissement de trois écrans et 480 sièges abritera une large salle de 250 fauteuils équipée en Dolby Atmos. Attendu le 17 avril, Le Chaudron sera opérationnel en juillet et succédera à l’ancien mono-écran qui a fermé définitivement ses portes. L’association a par ailleurs lancé une campagne participative pour finaliser le financement d’un projet de 2,6 millions d’euros.

Le Chaudron à Pornic. ©Architecte

À Challans (Vendée), le chantier du Ciné Triskell avance. Fourni « clé en main » par la société de Cédric Aubry, le cinéma exploité par Éric Dubot « devrait être en capacité d’ouvrir au début de l’été ». Les gradins ont été posés, les écrans sont en train d’être installés et le matériel de projection a été acheminé. « Plusieurs entreprises travaillent sur les aménagements extérieurs comme le parking et sur les finitions intérieures : moquette, peinture. » D’une capacité de cinq salles et environ 750 fauteuils, l’établissement implanté Place du Foirail succédera au Club, ouvert en 1964, pour un budget supérieur à 3,5 millions d’euros. « Il y a une vraie attente des habitants donc j’ai espoir que la nouveauté leur donnera envie de retourner au cinéma », indique Eric Dubot.

Les entreprises s’affairent sur le parking du futur Ciné Triskell ©E. Dubot

À La Richardais, aux abords de Dinard dans l’Ille-et-Vilaine, les travaux de l’Émeraude Cinéma ont repris le 27 avril, mais « partiellement, les entreprises ne pouvant travailler en même temps dans un même local », explique Laurent Lagrée, chargé du développement du réseau Émeraude. Le gros œuvre achevé et les structures de placoplâtre posées, il ne restera que l’installation des fauteuils courant juin pour mettre le point d’orgue à un établissement qui comptera sept écrans et 940 places. « Nous n’allons pas modifier l’espacement des fauteuils, mais, sans savoir précisément quelles seront les contraintes sanitaires et de distanciation à la réouverture, nous nous interrogeons sur l’accueil du public, l’aménagement du hall, les dimensions du comptoir…» D’un budget de 5 millions d’euros, l’établissement est soutenu par le CNC (150 000 euros), mais la famille Lagrée devra souscrire des emprunts complémentaires à cause du COVID-19. Initialement attendue fin avril, l’ouverture du site est espérée pour la mi-juillet.

Emeraude Cinémas à La Richardais ©Gilbert Long

Toujours dans l’Ille-et-Vilaine, à Rennes, le futur de l’Arvor était figé dans le temps depuis le 17 mars. L’établissement, idéalement situé dans le centre-ville, doit déménager derrière la gare, dans l’est rennais. De deux salles, il passera à une capacité de cinq écrans. Début mai, les ouvriers ont repris le chemin du chantier dans le respect des normes sanitaires. Logiquement, les travaux vont se poursuivre « à vitesse réduite », concède Patrick Fretel, directeur du cinéma. « Nous devions à l’origine prendre nos nouveaux quartiers fin août, début septembre. Désormais, nous espérons ouvrir avant la fin de l’année. » 

Les salles prennent forme petit à petit dans un chantier désormais au ralenti. ©P. Fretel