Le cinéma à la recherche de l’exemplarité, devant et derrière la caméra

©Pierre Perusseau/Bestimage

Toujours aussi engagée dans le développement de la parité, la Commission supérieure technique de l’image et du son s’est penchée sur la place des femmes dans les productions françaises de la Sélection officielle du 75e Festival de Cannes. Mais le compte n’y est toujours pas…

Les femmes n’occupent que 14 % des postes de chef opérateur image, 19 % des chefs opérateurs son. On aurait pu se réjouir de voir leur part culminer à 38 % au montage… si les monteuses n’avaient atteint la parité à 50 % sur la sélection cannoise française de 2021.  La seule “presque” parité de l’édition 2022 s’observe à la décoration, avec 44 % de cheffes de poste. Enfin, la CST note que la sélection 2022 du Festival de Cannes est composée de 41 % de films réalisés ou co-réalisés par des femmes.

Parmi les actions concrètes qu’elle a mises en place pour atteindre l’égalité réelle, la CST œuvre aussi pour une meilleure reconnaissance de la qualité du travail des femmes. Ainsi, cette année, quatre candidates sont en lice pour le Prix CST de la jeune technicienne de cinéma, créé en 2021 :

– Marion Burger, cheffe décoratrice de Un petit frère, de Léonor Serraille ;

– Flavia Cordey, cheffe opératrice du son de Riposte féministe, de Marie Perennès et Simon Depardon ;

– Gabrielle Dejean, cheffe décoratrice de Rodéo, de Lola Quivoron ;

– Anne Dupouy, cheffe opératrice du son de Un petit frère, de Léonor Serraille.

« Cette sélection restreinte démontre la réalité du plafond de verre auquel sont confrontées les jeunes femmes cheffes de postes en France », souligne la CST qui annoncera la  lauréate de l’édition 2022 le samedi 28 mai. L’année dernière, le premier Prix CST de la jeune technicienne de cinéma avait été attribué à Armance Durix, cheffe opératrice son sur le film Mi Iubita, mon amour de Noémie Merlant.

Pour rappel, la CST, en collaboration avec le groupe Egaé, ont été choisis par l’Afdas pour mettre en place les formations VHSS (Violences et harcèlements sexistes et sexuels) déployées pour l’ensemble de la filière cinéma, dont l’exploitation.