Pari réussi pour Marc-Antoine Tourbez, à l’origine du projet d’un nouveau cinéma à Saint-Amand-Les-Eaux : Le Cin’Amand. 6 salles, 1 034 sièges pour accueillir les spectateurs amandinois dans ce nouvel havre de paix, inauguré le soir du 17 septembre et ouvert le mercredi 18… Rencontre.
Pour revenir à la source du projet, il faut remonter dans le temps. En 2009, Alain Bocquet, le maire de Saint-Amand-les-Eaux, souhaite la création d’un nouveau cinéma après la fermeture successive de deux sites dans la ville. Et c’est là qu’intervient Marc-Antoine Tourbez, cet amoureux du cinéma qui, en entendant parler de ce projet, saisit l’opportunité.
Anciennement directeur dans la restauration, il décide de tout arrêter pour réaliser son rêve et vivre pleinement sa passion. Le métier, c’est sur le terrain qu’il l’apprend, en travaillant dans plusieurs salles. Marc-Antoine commence par tenir des comptoirs confiserie et par la vente et le contrôle des billets. Petit à petit, il gravit les échelons et finit par s’occuper de tâches administratives. En plus de ce travail sur le terrain, il visite de nombreux autres cinémas dans toute la France, afin de s’inspirer et de trouver LES idées qui lui permettront, quelques mois plus tard, d’ouvrir son propre complexe.
Presque une année de travaux, c’est ce qu’il aura fallu pour que le Cin’Amand voit le jour et qu’il domine de son imposante stature la rocade, située sur la zone commerciale du Mont des Bruyères.
Ce projet de cinéma, Marc-Antoine Tourbez a pu le réaliser avec l’aide de Sébastien Maillet, ancien projectionniste et aujourd’hui adjoint à la direction. Les deux hommes se sont rencontrés via une annonce qu’avait postée Marc-Antoine sur Pôle Emploi, pour l’aider dans son entreprise. Ancien projectionniste, Sébastien a pu aider Marc-Antoine pour tout le côté technique. Mais si Sébastien Maillet a joué un rôle majeur, il n’est pas le seul. La réalisation de ce projet a aussi été rendu possible grâce à Bertrand Le Côme, patron de la zone commerciale sur laquelle se trouve le cinéma, qui a apporté son aide financière. Aujourd’hui, le cinéma compte 12 salariés.
La volonté de se démarquer
Dès le début, Marc-Antoine Tourbez avait pour principal objectif de se différencier des autres cinémas alentours tout en profitant de leur expérience. À l’entrée du site, un espace détente est spécialement dédié aux spectateurs, déjà munis de leur ticket et qui attendent leur séance. Là est installé le comptoir confiserie, mais aussi de confortables banquettes, dans lesquelles les spectateurs peuvent visionner des bandes-annonces diffusées sur des écrans. Dans la salle 2, où design et confort optimums sont de mise, sont installés 76 luxueux fauteuils avec une assise plus large et où les rangées sont plus espacées. Cette salle premium et plus confidentielle est réservée à la diffusion des films Art et Essai. Une autre spécificité qui ne manque pas de ravir les amoureux : la présence de « love seats » dans la salle 1, la plus grande, qui compte 300 places.

Pour leur programmation, Marc-Antoine Tourbez et Sébastien Maillet souhaitent proposer à la fois des films grand public, à l’instar des blockbusters américains, et des films Art et Essai afin de répondre à une demande de plus en plus large du public. Les deux hommes ont fait appel au GPCI pour le choix des films. La concurrence est certes importante, avec le Gaumont de Valenciennes situé à environ 20 minutes de Saint-Amand-les-Eaux, le Kinépolis de Lomme qui compte 23 salles ou d’autres multiplexes dans la banlieue de Lille. Mais cela ne décourage pas Marc-Antoine, qui compte bien parvenir à attirer du monde grâce à sa programmation variée et ses nouvelles salles confortables. De plus, il compte bien promouvoir le site grâce notamment à un programme hebdomadaire dans la presse locale, un site internet en construction et sur lequel les visiteurs pourront retrouver le programme, les tarifs ou les abonnements et, enfin, grâce à des dépliants disponibles dans certains commerces alentours.
Le Cin’Amand dans un an
Un an après l’ouverture du Cin’Amand, soit en septembre 2014, Marc-Antoine espère franchir la barre des 160 000 entrées. Pour ce faire, il a également l’intention d’organiser des séminaires dans son cinéma. À peine deux jours après avoir lancé cette idée, une première réservation lui était déjà adressée par une entreprise locale qui désirait organiser une projection privée.
Mais c’est bien sûr en fidélisant le public de base et en multipliant les opérations visant à faire connaître le lieu et les films qui y sont présentés que la fréquentation augmentera tout au long des jours qui viennent. Ainsi, le « pari réussi » se transformera en « franc succès » !


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