La société spécialisée dans le répertoire récent annonce une première sortie sous visa exceptionnel en juin.
C’est après quatre années d’expérience chez Eurozoom que Raphaël Laurent s’est lancé dans une nouvelle aventure : créer sa propre structure d’édition vidéo mêlant répertoire et musique, dont certains titres sortiront également en salles. « Tout part de deux émissions que j’animais chez Radio Campus Montpellier il y a plusieurs années, où je mélangeais déjà le cinéma et la musique. » Le néo-distributeur a déjà acquis plusieurs films parmi lesquels Eagle vs Shark (2007), le premier long métrage de Taika Waititi (Thor : Ragnarok, Jojo Rabbit…), qui sera distribué sous visa exceptionnel les 13 et 14 juin prochains. Raphaël Laurent vise une trentaine de copies, et compte capter un public cinéphile, mais « pas forcément assidu ». Il s’appuiera pour ce faire sur une communication digitale, avec des relais auprès de médias de taille intermédiaire, parfois étudiants, mais aussi une mobilisation de la communauté de Tales From the Click – le vidéaste, réputé sur YouTube pour son émission “TABS”, ayant déjà parlé du film dans son podcast. Suivra, en octobre, la sortie vidéo de Eagle vs Shark, dans le même temps que la sortie salle sous pavillon Sony du nouveau long métrage de Taika Waititi, Klara et le soleil, pour « profiter de l’émulation autour du cinéaste ».
De manière générale, Figure O – dont le nom fait référence à l’album Figure 8 d’Elliott Smith – se positionnera principalement sur des films réalisés entre les années 90 et 2000. Pour l’heure, la structure a aussi acquis les droits de Boy de Taika Waititi (2010), de trois documentaires de Julien Temple réalisés entre 2006 et 2009 (Glastonbury, Joe Strummer – The Future Is Unwritten et Oil City Confidential) ainsi que de Control d’Anton Corbijn (2007). Ce dernier fera très certainement l’objet d’une ressortie dans une copie restaurée en 2027, mais Raphaël Laurent reste ouvert à des séances ponctuelles cette année « pour fêter les 50 ans de Joy Division ». Figure O travaillera également le genre du mumblecore, qui a traversé le cinéma indépendant au début du XXIe siècle, « à travers des œuvres peu chères et tournées en numérique ».


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