Écologie, le CNC passe à l’action !

Provence Studios de Martigues, 26 000 m² de studios éco-conçus.

L’institution vient de dévoiler ce mercredi 30 juin sa politique de transition écologique du cinéma, de l’audiovisuel et de l’image animée, présentée comme une priorité des prochaines années. Un plan en trois phases, échelonnées de 2022 à 2024.

« C’est une révolution fondamentale, il y aura un avant et un après », a déclaré Dominique Boutonnat, le président du CNC. Le groupe de réflexion créé en septembre 2020 par le Centre, notamment pour anticiper les conséquences de la crise sanitaire, a rendu ses propositions. En ressortent quatre priorités d’actions : réduire l’impact carbone des productions ; améliorer les dépenses énergétiques des tournages et accompagner la rénovation des salles et studios de tournages ; réduire les déchets et inciter à l’économie circulaire ; et enfin, encourager la sobriété numérique. 

Pour y parvenir, le CNC table sur une politique évolutive, composée de trois étapes.

La première phase, qui débutera en 2022, sera celle de la sensibilisation et de l’incitation. Face au manque de données sur l’impact environnemental des filières du cinéma et de l’audiovisuel, le CNC compte créer un observatoire de la transition écologique et énergétique. La première étude, déjà en cours, en vue de dresser un état des lieux complet de l’impact environnemental des filières du cinéma et de l’audiovisuel, concerne le bilan carbone des salles de cinéma, à travers l’exploitation bâtimentaire et la gestion de l’offre confiserie. 

L’audiovisuel français, en 2018, a représenté de 1,7 million de tonnes de CO² (hors fabrication des équipements), soit l’équivalent du bilan carbone de 185 191 Français. Parmi ces émissions, 15 % proviennent des déplacements des spectateurs et 55 % du visionnage d’œuvres en streaming*. 
*source : Environnement et Climat, de nouveaux enjeux pour les acteurs de l’audiovisuel – Ecoprod, Workflowers, 2020.

En 2023, la deuxième phase s’attachera à définir « les règles du jeu… pour que la filière puisse atteindre les ambitions nationales » via trois axes : l’obligation de fournir un bilan carbone pour toute œuvre ou projet financés par le CNC, la mise aux normes thermiques des bâtiments (salles de cinéma et studios de tournage) et la définition des objectifs dans les domaines de l’approvisionnement et de la gestion des déchets, dans la mobilité et le numérique.

Enfin pour la troisième phase, en 2024, le CNC entend conditionner ses aides au respect de certaines obligations et instaurer des mesures basées sur un budget carbone de référence des œuvres.

À noter enfin que la comédienne Caroline Proust et le réalisateur Yann Artus-Bertrand ont accepté d’être la marraine et le parrain de cet ambitieux plan de transition écologique porté par le CNC. 


Retrouvez plus d’infos dans le magazine Boxoffice Pro n°400 du 7 juillet 2021.

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