À Lavaur, le cinéma se décline en Ciné Pastel 

© Lavaur Cinéma

Cinq ans après la fermeture de son ancien mono-écran, la commune tarnaise retrouve, ce 20 février, un cinéma flambant neuf, porté en délégation de service public par Véo et L’Yre Cinémas.

En 2019, lorsque son ancien exploitant – qui opérait en même temps la boîte de nuit attenante – met la clé sous la porte, le cinéma de Lavaur est repris par la Ville propriétaire des murs. Et lorsque, deux mois plus tard, frappe la crise sanitaire, la municipalité repense entièrement son équipement. C’est ainsi que Ciné Pastel, de 3 salles et 404 fauteuils clubjérome qu, prend forme sur l’îlot intégralement rasé et reconstruit, à deux pas de la mairie et dans le périmètre protégé de la cathédrale Saint-Alain. La maîtrise d’ouvrage a été confiée à l’Arac Occitanie (Agence régionale aménagement construction Occitanie), qui a livré la coque pour un budget global d’un peu plus de 4 M€.

C’est là qu’entre en scène la société Lavaur Cinéma, issue de l’association entre Véo et L’Yre Cinémas, conjointement retenus pour une DSP de 12 ans, et qui portera l’intégralité de l’aménagement intérieur, à hauteur de 800 000 euros d’investissements. Les trois salles sont équipées en projection laser, en 3D active et en son 7.1. Afin de répondre à des contraintes d’espace, l’une d’elles reprend le dispositif de projecteur intégré dans les soffites – soit dans le faux plafond accueillant les gaines de soufflage –, déjà expérimenté par Véo à la Cartoucherie de Toulouse.

Au-delà des choix techniques, pour Jean Villa, directeur général des cinémas Véo, le Ciné Pastel est «l’archétype du cinéma de proximité », et un équipement très attendu dans la commune de 10 000 habitants, comme en atteste le succès de la journée portes ouvertes du 18 février dernier. En plus de 6 ans d’absence de cinéma dans leur ville, les spectateurs lavauréens se sont reportés vers les établissements implantés dans un périmètre de 25 km  – dont le Cinéma Vertigo (2 salles) de Graulhet et l’Imagin’ Cinémas (4 salles) de Gaillac –, «voire jusqu’à l’agglomération toulousaine… ou n’allaient tout simplement plus au cinéma », note Jean Villa. Prêt à relever l’enjeu de reconquête du public, le Ciné Pastel garde le cap, fixé avant-crise, d’une fréquentation annuelle comprise entre 65 000 et 70 000 entrées. Le tout avec une programmation généraliste et art et essai, et l’objectif d’obtenir le classement, tout comme celui de mener « un travail spécifique en direction du public jeune, notamment grâce aux liens étroits tissés avec la section cinéma du lycée de la ville ». Jérôme Quaretti, qui représente L’Yre Cinémas qu’il cogère avec Frédéric Perrot, souligne de son côté que le ciné-club historique de la ville reprendra ses séances patrimoine dès le mois prochain. Quant au rooftop du cinéma et son restaurant qui viendront compléter le nouvel équipement, « la mairie a mis le choix du délégataire en stand-by durant la période électorale, mais nous comptons avoir, d’ici quelques mois, une offre de restauration qui pourra optimiser la sortie cinéma, au-delà du coin-café du Ciné Pastel », ajoute Jérôme Quaretti. 

À noter enfin que, dans le cadre de leur partenariat, Véo assure la programmation via son entente, et L’Yre Cinémas, la direction opérationnelle du site.

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