Fusion Warner-Paramount : levée du dernier obstacle ? 

© Montage Boxoffice Pro - Unsplash

Le 21 septembre 2026, le procureur général de Californie, Rob Bonta, a annoncé un accord de règlement avec Paramount Skydance mettant fin à la procédure antitrust qu’il avait engagée (avec 11 autres États) pour bloquer l’acquisition de Warner Bros. Discovery.

Cet accord, encore soumis à l’homologation finale du juge fédéral, lève le dernier obstacle majeur aux États-Unis pour la concrétisation de la fusion, estimée entre 81 et 110 milliards de dollars selon les sources.

D’après les termes du règlement à l’amiable, Paramount s’engage, sur cinq ans et sous contrôle judiciaire, à sortir chaque année au moins 30 films en salles, à augmenter sa production cinématographique aux États-Unis et à créer un fonds de soutien aux travailleurs déplacés par la fusion. Le groupe devra également mettre en place un conseil d’indépendance éditoriale pour CBS News et CNN, afin de garantir un journalisme « indépendant, objectif et factuel », selon les déclarations de Rob Bonta lors de sa conférence de presse.

Rob Bonta a insisté sur le fait que cet accord « ne constitue pas un soutien à la fusion », mais qu’il « résout les préoccupations antitrust au cœur de notre procès », tout en réaffirmant son opposition de principe à une plus grande concentration dans les médias.

La finalisation de la transaction Paramount-Warner Bros. Discovery est désormais attendue début octobre 2026, juste avant l’entrée en vigueur, le 1er octobre, des pénalités financières des ticking fees. La demande de caution de 1,88 milliard de dollars formulée par Paramount reste techniquement en attente de l’audience du 24 septembre, mais deviendrait naturellement sans objet si le juge entérine rapidement le règlement. 

À noter que quelques jours plus tôt, le 17 septembre, un autre verrou réglementaire avait été levé avec le feu vert de la Federal Communications Commission (FCC) à une participation majoritaire d’investisseurs étrangers dans l’opération. Pour rappel, aux côtés de fonds américains, des fonds souverains d’Arabie saoudite, du Qatar et d’Abou Dabi détiendront ensemble près de la moitié du capital de Paramount, sous forme d’actions sans droit de vote.

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