Le régulateur laisse un délai supplémentaire à Amazon et à la filière cinématographique pour parvenir à un accord.
L’Arcom a annoncé, le 27 juillet, une prorogation de l’avenant à la convention du service Prime Video, dont l’entrée en vigueur était conditionnée à la conclusion d’un accord avec les organisations professionnelles du cinéma avant le 31 juillet 2026.
Adopté le 6 mai dernier, cet avenant fixe les obligations d’investissement de Prime Video dans la création européenne et d’expression originale française pour la période 2026-2028 à un minimum de 90 millions d’euros, ou 110 millions d’euros si l’éditeur souhaite bénéficier d’une fenêtre de diffusion à 12 mois après la sortie salle. Le texte prévoyait toutefois qu’en l’absence d’accord conclu entre Amazon et les organisations du cinéma au 31 juillet 2026, l’avenant serait « résilié de plein droit, sauf volonté contraire de l’éditeur ». Les discussions engagées entre les différentes parties n’ayant pas encore abouti, Amazon a sollicité une prolongation de son application jusqu’au 31 décembre 2026.
Pour mémoire, les engagements d’investissement des plateformes de vidéo à la demande par abonnement sont directement liés aux obligations issues du décret SMAD. Des obligations dont certains points sont contestés par Prime Video, qui, avec Netflix, a déposé plusieurs recours devant le Conseil d’État. Les prochains mois seront donc décisifs pour déterminer si la filière cinéma trouvera un terrain d’entente avec Amazon, comme elle l’a fait en début de semaine avec Canal+.

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