États-Unis : Alamo Drafthouse dépose un dossier de mise en faillite

Alamo Drafthouse South Lamar à Austin, Texas ©Alamo Drafthouse

Après CMX Cinemas en avril et Studio Movie Grill en octobre 2020, la chaîne texane devient le troisième circuit américain à se mettre sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites des États-Unis.

Alamo Drafthouse, spécialisé dans les cinémas dine-in, déclare avoir volontairement initié la procédure et conclu un accord de vente de la quasi-totalité de ses actifs à son groupe de prêteurs de crédits (dont Altamont Capital Partners, fonds géré par des sociétés affiliées de Fortress Investment Group LLC.). Cette transaction fournira au circuit « le financement dont [il] a besoin pour maintenir ses activités pendant la pandémie et poursuivre sa stratégie de croissance à long terme ». 

En effet, la majeure partie des cinémas actuellement ouverts d’Alamo – qu’ils soient détenus par la société ou franchisés, ce qui est un modèle unique parmi les circuits américains – resteront en activité là où les restrictions sanitaires le permettent. En outre, trois nouvelles franchises Alamo devraient ouvrir dans l’année. Toutefois, le chapitre 11 « permettra à Alamo Drafthouse de se délester des sites  économiquement non viables et de restructurer ses loyers sur d’autres contrats ». Le circuit a déjà acté les fermetures définitives de trois cinémas – l’Alamo Drafthouse Ritz à Austin et les cinémas à Kansas City, MO et New Braunfels au Texas – et interrompu son projet en cours  à Orlando en Floride.

« Alamo Drafthouse a connu l’une de ses meilleures années en 2019 avec le lancement de son premier établissement à Los Angeles et des résultats qui ont dépassé le reste du secteur », a déclaré le CEO Shelli Taylor, qui a rejoint Alamo Drafthouse au printemps 2020 et ne prévoit « aucune perturbation de nos sites actuellement en activité ».

De son côté, le fondateur et président exécutif Tim League concède que la société vit « des moments difficiles et nous devrons prendre des décisions concernant notre portefeuille de baux. Nous espérons que nos propriétaires et autres fournisseurs partenaires collaboreront pour nous aider à sortir de la faillite et à assurer la viabilité des affaires futures ». Mais il n’est reste pas moins convaincu que, « grâce à l’augmentation de la disponibilité des vaccins, un line up très excitant de nouvelles sorties et les attentes du public, l’industrie du cinéma – et nos salles en particulier – prospéreront d’ici la fin de 2021 ».