Un nouvel écrin pour le cinéma de Melun

La salle 1 © B. M./Cine Group

Ce week-end, la commune située en Seine-et-Marne a inauguré, avec ambition, son nouvel équipement cinématographique, qui succède à l’ancien site fermé fin août.

Le début d’une seconde vie pour Les Variétés. Depuis le 27 septembre, le cinéma de Melun a pris ses nouveaux quartiers au sein d’un complexe moderne de quatre salles et 635 sièges, après de longues et belles années au sein de l’ancien site de trois écrans et 566 fauteuils, qui a baissé le rideau le 26 août. Ce déménagement a impliqué la traversée de la Seine, le nouvel établissement se trouvant désormais rive droite, dans une zone plus centrale grâce à la redynamisation du cœur de ville. Il vient surtout enrichir l’offre culturelle, composée notamment d’une médiathèque et d’un conservatoire.

Érigé sur 2 060 m², le bâtiment est habillé d’une large entrée vitrée débouchant sur un hall spacieux, favorisant l’accueil de tous les publics, dont les personnes à mobilité réduite (PMR). Le hall abrite surtout une œuvre d’art monumentale ressemblant à un arbre, en plus d’un coin confiserie et d’un espace d’exposition, investi dès les premiers jours d’ouverture avec notamment un parcours illustrant l’histoire entre Melun et le cinéma.

Le hall avec l’arbre monumental © Ville de Melun

Réparties sur deux étages, les quatre salles – dont une en Dolby Atmos, et des capacités allant de 90 à 240 sièges – disposent toutes de systèmes d’audiodescription et de renforcement sonore pour les personnes atteintes d’un handicap sensoriel. Par ailleurs, une salle de méditation culturelle (pour l’accueil de scolaires, de ciné-clubs et autres événements), un futur jardin et un rooftop avec vue panoramique confirment la volonté de convivialité du cinéma.

Conçu par le cabinet d’architectes Linéaire A pour un budget d’environ 12,7 M€ TTC, Les Variétés reste exploité en régie directe par la Ville de Melun, qui avait racheté l’activité en 2015. Classé et labellisé Patrimoine et Jeune public, l’établissement est dirigé par Benoît Blanchard et programmé par le Groupement de programmation des cinémas indépendants (GPCI), autour d’une offre alliant films d’auteurs et titres grand public. L’objectif est d’atteindre les 65 000 entrées annuelles, contre 40 000 réalisées avant la crise sanitaire (et 50 000 en 2024), avec, à une vingtaine de minutes en voiture, le Pathé de Dammarie-lès-Lys, dix salles et 2 109 places (230 000 spectateurs annuels ces dernières années).

La salle 1 © B. M./Cine Group

Les News