Le premier et le dernier long métrage de Carlos Saura, des raretés mythiques ou un classique de Noël : le distributeur spécialisé dans le répertoire annonce six sorties en salles.
Antonia et ses filles (1995), de Marleen Gorris, est daté au 5 août prochain. Oscar du Meilleur Film Étranger, cette fable pleine d’humour suit le parcours d’Antonia et sa fille, qui, après la guerre, reviennent dans leur village des Pays-Bas où elles vont fonder une grande famille élargie. Pendant quarante ans, tout arrive : amour, mort, travail, religion, sexe, haine et vengeance, mais aussi philosophie, courage et poésie…
Culte mais rare, Arrebato (1979), écrit et réalisé par Iván Zulueta, sera en salles le 2 septembre. Ce film expérimental, emblématique de la Movida madrilène des années 80, met en scène Eusebio Poncela dans le rôle d’un réalisateur de films d’horreur en panne d’inspiration, confronté à son ex héroïnomane (Cecilia Roth) et à un jeune inquiétant, accro au Super 8.
La Femme du dimanche (1975) de Luigi Comencini viendra le 9 septembre. Le film rassemble Marcello Mastroianni, Jacqueline Bisset et Jean-Louis Trintignant, autour de l’enquête sur l’assassinat d’un architecte de Turin. Toute la grande bourgeoisie de la ville va bientôt se retrouver dans le collimateur d’un commissaire, pour une histoire sulfureuse où il sera question de jalousies, de prostitution, d’homosexualité… au son d’une BO d’Ennio Morricone.
Los Golfos (1959) de Carlos Saura sortira le 23 septembre. Le premier long du cinéaste espagnol, inspiré de la Nouvelle Vague française et du néoréalisme italien, fait le portrait d’un groupe de délinquants de la banlieue madrilène, dont un rêve de devenir torero. Pour se sortir de la misère et aider leur compagnon d’infortune, la bande multiplie les mauvais coups jusqu’à un point de non-retour.
Suivra le dernier film de Saura : Las paredes hablan (2022), pour le 28 octobre. Un documentaire où le cinéaste retrace l’évolution de l’art mural, des premières révolutions graphiques des grottes préhistoriques aux expressions urbaines les plus avant-gardistes. Un voyage en compagnie de personnalités comme Miquel Barceló, Juan Luis Arsuaga, Zeta, Musa71 ou Suso33.
Enfin, surprise, Le Père Noël est une ordure (1982) de Jean-Marie Poiré ressortira le… 23 décembre. Quoi de mieux qu’une salle de cinéma pour re-rire avec la troupe du Splendid ?


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