Alors que le rendez-vous international se déroule ce 7 septembre à Saint-Paul-de-Vence, le syndicat de distributeurs souligne plusieurs « enjeux majeurs ».
Quatre enjeux et trois mesures « pour l’avenir du cinéma » sont présentés par la Fédération nationale des éditeurs de films, qui salue par ailleurs l’initiative de ce Sommet « qui crée une dynamique précieuse ». Évoquant la pratique du cinéma plus occasionnelle des spectateurs, l’organisation avance l’urgence de la Data pour « renouer avec un haut niveau de fréquentation du public ». Pour la FNEF, « le cinéma ne doit pas rater ce tournant [du numérique] alors que les plateformes y ont puissamment recours ». Le syndicat formule ainsi sa première mesure : réunir les exploitants et les éditeurs autour d’un projet de plateforme commune de gestion de la data, au bénéfice de la filière.
À (re)voir | L’Émission avec Vincent Florant (Sommet Lumière)
Autre priorité de la FNEF : la communication. L’organisation rappelle que « faire connaître les films et les rendre accessibles au public sur l’ensemble du territoire est la mission des éditeurs de films qui investissent 365 jours par an dans la promotion des œuvres ». D’où une deuxième mesure proposée : élargir le crédit d’impôt cinéma français aux dépenses de communication sur les œuvres produites pour améliorer leur promotion et leur découvrabilité sur tout le territoire.
Troisième sujet, la « nécessaire » liberté de distribution. Sans formuler de suggestion, la FNEF souligne l’importance des plans de sorties élaborés par les distributeurs, susceptibles de permettre une remontée des recettes plus importante. « Dans ce contexte, la recherche légitime de valeur par les éditeurs-distributeurs ne peut être contestée. Elle implique une liberté de choisir les cinémas dans lesquels l’œuvre sera programmée, selon des stratégies qui ont pour objectif d’assurer aux films les plus belles carrières possibles. »
Enfin, le syndicat s’attaque au piratage, représentant chaque année 1,2 milliard d’euros de pertes pour le secteur audiovisuel en France. Tout en rappelant les « résultats probants » de l’ALPA (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle), la FNEF alerte sur « l’accélération du piratage et sa dissémination facilitée par l’IA », et formule une troisième mesure : habiliter la justice à intervenir par ordonnance pour la mise à jour de ses décisions de blocage en cas de répliques de sites contrefaisants, sur requête des ayants droit. « La FNEF rappelle enfin que la clé de voûte de notre industrie est la territorialité des droits exclusifs, et réaffirme le caractère vital de dispositifs tels que le règlement européen qui prévoit le géoblocage audiovisuel, permettant de préserver un financement des œuvres. »
À (re)voir | L’Émission avec Victor Hadida et Olivier Snanoudj (FNEF)
Pour rappel, le Sommet Lumière se déroule ce lundi 7 septembre à Saint-Paul-de-Vence, et l’intégralité des discussions est à suivre en direct sur le site de l’événement.


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