La campagne 2025 des sociétés de financement du cinéma et de l’audiovisuel s’est achevée pour la troisième année consécutive à un niveau quasi maximal de collecte, confirmant l’appétence des investisseurs pour ce levier fiscal clé au service de la création indépendante.
Les douze Sofica agréées en 2025 ont collecté environ 73 M€, « soit 99,5 % de l’enveloppe totale autorisée », précise le CNC a propos de ce dispositif adossé à l’épargne privée, qui permet aux souscripteurs de bénéficier d’une réduction d’impôt pouvant atteindre 48 %. En contrepartie, les Sofica contribuent chaque année au financement de plus de la moitié des films d’initiative française et près de la moitié de tous les films agréés par le CNC.
Un outil de financement « plus que jamais indispensable pour accompagner le dynamisme de la création indépendante de films et de séries en France », commente le président du CNC Gaëtan Bruel. « Les Sofica, qui ont démontré leur efficacité depuis 40 ans, sont notamment devenues des partenaires des premiers et deuxièmes films, des films moins de 8 M€, ou encore des œuvres d’animation, et ont su accompagner la montée en puissance des séries françaises. »
En effet, conformément à leur charte, les investissements 2026 des douze Sofica devront être orientés, a minima :
- à 91 % vers la production ou distribution indépendante, pour les investissements non-adossés ;
- à 74 % vers des films au devis inférieur à 8 M€ ;
- à 35 % vers des premiers et deuxièmes films.
Parmi les longs métrages qui ont bénéficié de l’apport de Sofica figurent plusieurs titres distingués dans les grands rendez-vous internationaux de 2025, comme La Petite Dernière de Hafsia Herzi (prix d’interprétation féminine pour Nadia Melliti lors du Festival de Cannes) et Amélie ou la métaphysique des tubes de Liane-Cho Han et Maïlys Vallad (prix du public au Festival d’Annecy, désormais nommé à l’Oscar du meilleur film d’animation). « Les Sofica ont également accompagné des œuvres conjuguant reconnaissance critique et performances en salles », note le CNC, en citant Partir un jour d’Amélie Bonnin, La Femme la plus riche du monde de Thierry Klifa, Dossier 137 de Dominik Moll, L’Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier ou encore L’Affaire Bojarski de Jean-Paul Salomé.
Côté séries, le dispositif a contribué à des productions particulièrement remarquées telles que Des vivants de Jean-Xavier de Lestrade, Les Saisons de Nicolas Maury ou encore Iris de Dora Tillier, nommée aux International Emmy Awards dans la catégorie meilleure comédie.


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