ICE Theaters : The immersive experience

Laura Clochard et Jeffrey Guevara © ICE Theaters

Le concept premium développé par CGR Cinémas compte désormais 57 salles à travers le monde. Retour sur les performances de l’année et les ambitions 2026 avec Jeffrey Guevara, Business Developer, et Laura Clochard, responsable marketing.

Au terme d’une décennie d’existence, ICE Theaters s’impose comme le format premium le plus développé en France avec 49 cinémas équipés, dont 46 chez CGR. Malgré la baisse de fréquentation de 18 % du troisième circuit tricolore, Jeffrey Guevara souligne que « le premium affiche une résilience remarquable », avec 1,5 million de tickets enregistrés dans les établissements CGR. Parmi les titres les plus plébiscités figurent les principaux succès de l’année : Avatar : De feu et de cendres, Zootopie 2, F1, Jurassic World : Renaissance et Mission: Impossible – The Final Reckoning. Autant de blockbusters qui correspondent à l’ADN de ICE Theaters : « Le terme “ICE” signifie “Immersive Cinema Experience”, rappelle le Business Developer. Ces salles sont donc adaptées à du grand spectacle, avec du mouvement, du contraste, de la couleur, et du son. » En outre, la grande spécificité du concept, à savoir les panneaux latéraux LED qui prolongent la toile centrale, nécessite un encodage spécifique. La fabrication de ce « script ICE Immersive », par une équipe de post-production basée au siège social à La Rochelle, prend deux à trois semaines, et nécessite la validation finale du distributeur, voire des équipes de film, comme ce fut le cas pour Avatar. « Un film français se prête également à cette technologie, précise Jeffrey Guevara. Et avec notre expérience, nous arrivons à bien sélectionner les titres à fort potentiel. »

Fort de ses 250 films, le catalogue ICE est disponible à toutes les salles du réseau, à destination de tous les publics. Ce catalogue permet également de mettre en place des diffusions événementielles lors des périodes plus « creuses », explique Laura Clochard. Des ressorties sont organisées, parfois sous forme de festival, et permettent au concept de rester attractif. Le taux d’occupation des salles ICE Theaters varie, avec des « périodes très élevées » comme en fin d’année. Cela a évidemment une incidence sur les recettes, le prix moyen d’une séance en salle ICE Theaters tournant entre 12 € et 15 € du fait d’une majoration de 6 € : « Quand le line-up est intéressant, le spectateur est prêt à ajouter un complément à son billet pour vivre le film en salle premium ICE Theaters », déclare la responsable marketing. La société s’adapte également à la production locale, en France par exemple où elle a sorti Chien 51 en 2025, mais aussi en Inde où sont diffusés des films bollywoodiens qui « complémentent les grands blockbusters américains et répondent aux attentes d’un public spécifique sur ce territoire ». Mais l’offre seule ne fait pas tout, car le public « vient aussi chercher une expérience immersive et confortable », ajoute Jeffrey Guevara : en témoigne le succès de Une bataille après l’autre, un titre « un peu plus “diversifié”, qui se prêtait moins à notre système de panneaux ».

La salle ICE x Onyx du Mégarex de Haguenau © ICE Theaters

Un autre temps fort pour ICE Theaters cette année a été l’ouverture, en décembre, d’une salle ICE x Onyx au Mégarex de Haguenau. « L’écran LED de la technologie Onyx Samsung offre une très belle image, et ce projet nous donne des idées pour la suite, mais n’implique pas forcément la création d’un nouveau standard. » Cette inauguration s’est faite parallèlement au lancement de la salle Ultimate x ICE, au Cineplex de Fürth, en Allemagne. La technologie rochelaise fait ainsi une incursion dans un cinquième territoire étranger, après l’Équateur, l’Espagne, l’Estonie et l’Inde, pour un total de huit cinémas équipés. Une croissance qui ne devrait pas s’arrêter, car les bons retours de cette nouvelle salle laissent espérer d’autres déploiements en 2026, que ce soit dans des pays connus comme l’Allemagne ou les États-Unis. En attendant, ICE Theaters sait que 2026 sera dense, comme le confirment les débuts de Marsupilami. Laura Clochard souligne notamment l’offre musicale, entre Michael et les captations Billie Eilish – Hit Me Hard and Soft et EPiC: Elvis Presley in Concert.

Article paru dans le Boxoffice Pro du 18 février 2026

Laura Clochard et Jeffrey Guevara © ICE Theaters

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