Hommage à Hugues Ménager

Hugues Menager ©Jean Walker/Coté Cinéma

La nouvelle du décès, à 50 ans, du directeur des ventes Paris-périphérie de Gaumont a ébranlé toute la profession.

« Ce grand professionnel, amoureux de son métier, va beaucoup nous manquer. Toutes nos pensées vont à sa famille et à ses proches », ont déclaré ses collaborateurs en sortant de dix jours de sidération, après la disparition brutale de Hugues Ménager survenue le 20 mai. 

Il faisait partie de la famille Gaumont depuis la création de la structure de distribution autonome, en 2007 (après la fin de l’association Gaumont-BVI et avant cela, celle de Gaumont Columbia Tristar). De cette équipe initiale, c’est d’abord à ses trois « drôles de dames », Anne-Dominique Maupin, Gina Taupenot et Katia Merhar, qui partageaient son quotidien depuis tant d’années et lui étaient intimement liées, que nous pensons. « Hugues était mon socle, mon compagnon de route… et un grand ami merveilleux », témoigne avec douleur Katia Merhar. Et pour Anne-Dominique Maupin, « sa sérénité continuera de nous accompagner ».

Un être « parti trop vite, (…) chaleureux et rieur, qui aimait la vie et les images du cinéma », regrettent ses anciens collègues de l’ADRC, dont il avait été le correspondant régional au début des années 2000.

Isabelle Moreau, exploitante du cinéma Le Travelling à Agde (Hérault) se souvient pour sa part d’un professionnel impliqué, qui était venu découvrir tous les cinémas de la région de Marseille dont il s’est occupé pendant plus de quinze ans. « Hugues était quelqu’un d’élégant, délicat et attentionné, vraiment à l’écoute des salles et qui privilégiait toujours le dialogue. »

De son interlocuteur lorsqu’il était programmateur chez Dopic, David Obadia salue « la sincérité et la droiture. C’était quelqu’un de fidèle à sa parole, respecté et, en même temps, discret dans le milieu ». Pour le néo délégué général de l’Afcae, Hugues Ménager se distinguait également par « son humour pince-sans-rire, très second degré et parfait taquin », tout en étant un professionnel à l’écoute « qui avait conscience de la typologie et du potentiel des films pour les adapter à l’exploitation parisienne ».

Pour Frédéric Perrin, du Prado à Marseille, c’est « un drame de perdre un garçon aussi intelligent que charmant. C’était un bonheur et un vrai régal de travailler avec lui, notamment quand il accompagnait les équipes dans nos salles, aux côtés desquelles il savait s’effacer. Car si Hugues avait de la prestance, il n’était dans le bling bling. Et il avait encore tant de choses à faire ».

La rédaction de Boxoffice Pro se joint à ces témoignages pour adresser son amitié et ses condoléances à tous ses proches. 

Une célébration hommage est prévue à Paris le mardi 7 juin prochain. 

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