ESC Films mise fort avec la sortie de The Sadness

L'équipe d'ESC Films

Initialement spécialisée dans l’édition vidéo, la société sort demain en salles un film d’horreur qui promet de ne pas laisser insensible.

Considéré comme le film le plus violent de l’année, The Sadness est une œuvre horrifique taïwanaise réalisée par le Canadien Robert Jabbaz, et qui porte sur la transmission d’un virus rendant chaque individu qu’elle touche ultra-violent. Un film que nous pouvons rapprocher de l’univers de Peninsula, sorti en 2020 par Arp Sélection, et cumulant plus de 140 700 entrées.

Pourtant, rien ne laissait croire que ce long-métrage sans limites et venu d’ailleurs, allait être acquis. « Quand nous avons découvert le film en décembre, lors du PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival), je vous confirme qu’il n’y avait pas beaucoup de distributeurs qui bataillaient pour l’acquérir car c’était un pari assez risqué », confie Victor Lamoussière, responsable de la sortie du film. « De notre côté, nous nous sommes pris une grosse claque cinématographique : il y avait longtemps que nous n’avions pas vu un film de zombies qui allait aussi loin en France. Libre de droit, nous nous sommes lancés pour l’acquérir sans nous attendre à une telle ampleur médiatique. » Avec ce film, la société fondée en 2014 par Eric Saquet signe sa première grosse sortie classique, après avoir co-distribué jusqu’à présent quelques titres en salles (Dans un recoin de ce monde, Capitaine Morten, Bajirao Mastani…).

Malgré une interdiction aux moins de 16 ans avec avertissement et un casting inconnu, le film sera en effet déployé sur 84 copies. « C’était inespéré au départ, on nous disait que l’idée était assez suicidaire, mais c’est un vrai soulagement de ne pas avoir eu l’interdiction à 18 ans », souffle t-il. « Nous avons axé notre communication sur le fait de vendre un film taiwanais de qualité, notamment en raison de certains succès asiatiques comme Dernier train pour Busan (277 241 entrées). Il y a une appétence du public pour les films de zombies et nous sommes convaincus que le cinéma de genre et d’horreur peut encore attirer du monde en salle car c’est une expérience collective et nous leur proposons quelque chose qu’ils n’ont pas vu sur les écrans depuis longtemps », conclut Victor Lamoussière.

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