CGR Events va distribuer un western fantastique sénégalais

Saloum © 2022 IFC Films.

Saloum, que son réalisateur Jean Luc Herbulot qualifie de premier “southern” de l’histoire du cinéma, sortira en France le 26 janvier 2023. 

Remarqué dans plus de 50 festivals, dont Gérardmer et L’Etrange Festival en France, mais aussi Toronto, Sitges, et le Fantastic Fest à Austin où il a reçu Prix du meilleur réalisateur,  Saloum a déjà été distribué dans 17 pays d’Afrique cette année – par Pathé BC Afrique – et en Amérique du Nord – par Shudder & IFC Midnight. Il sortira dans les salles françaises sous bannière CGR Events, avec un visa classique et sur une centaine de copies, « en événementialisant les séances, comme nous avons l’habitude de le faire », précise Marie Clary, responsable de la structure de diffusion. 

Saloum, produit par Paméla Diop, via sa société sénégalaise Lacmé Studios, est écrit et réalisé par le Franco-Congolais Jean Luc Herbulot – dont le long métrage précédent, Dealer, avait été acheté et distribué par Netflix. Réunissant, entre autres, les acteurs Yann Gael, Evelyne Ily Juhen, et Roger Felmont Sallah – ce dernier ayant remporté ce mois-ci le Sotigui d’Or à Ouagadougou pour son rôle, tout en étant sacré comme meilleur acteur de l’Afrique de l’Ouest – le film suit le périple, au début des années 2000, de trois mercenaires chargés d’extraire un trafiquant de drogue de Guinée-Bissau et contraints de se cacher dans la région mystique du Saloum, au Sénégal. Tourné dans ces contrées rarement vues au cinéma, en wolof et en français, Saloum est un mélange détonnant de western, de thriller et de fantastique, que Jean Luc Herbulot définit comme le premier “southern”.

« Dans l’histoire du cinéma, il y autant de genres de films que de cinéastes, mais certains se sont appuyés sur l’identité de leurs pays pour créer de nouveaux genres. Une époque, un pays, un genre, une identité sociale/politique/économique, le tout couplé à un langage filmique unique pour créer une empreinte propre à leur pays. La combinaison de ces éléments ont donné le Chambara au Japon, le Western aux US, le Western-spaghetti en Italie, le film de vengeance en Corée… Mixer l’identité africaine comprenant un certain type d’humour, de spiritualité, de personnages, avec les codes du western, dans un contexte historique, politique et militaire propre à l’Afrique ont créé un mélange que je voulais nouveau et surprenant. Il est temps à mes yeux que l’Afrique trouve à son tour un genre qui lui soit propre, et comme il paraît que nos cartes nous situent au sud… Le Southern est né, aussi petit et solitaire (pour l’instant) que fier soit-il, en espérant que d’autres cinéastes du continent s’aventure à lever la bannière et faire vivre un nouveau genre qui ne demande qu’à se raconter aux plus grand nombre, une provocation sous forme d’invitation à jouer dans un nouveau bac à sable. »

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