Accord Orange Studios/UGC : « Nous voulions plus de visibilité »

David Kessler ©CNC

INTERVIEW – Dès 2017, Orange Studio et UGC Images sortiront ensemble plusieurs films, sous la même bannière Orange Studio Distribution. Les deux groupes seront ainsi associés dans la distribution, mais également sur des coproductions de films français et sur des acquisitions d’œuvres étrangères. David Kessler, directeur général d’Orange Studio, dresse les grandes lignes de ce rapprochement.

Côté Cinéma : Comment cet accord de distribution a-t-il été initié, et quelle en est la finalité ?

David Kessler : Orange Studio acquiert les mandats salles mais souffre d’un manque évident de visibilité. Aussi nous fallait-il envisager plusieurs solutions, telle que la création de notre propre boîte de distribution. Avec nos 10 à 15 films, ce scénario était parfaitement concevable, mais le coût induit par une telle opération nous en a toutefois dissuadés. Il se trouve que dans le même temps nous avons eu des contacts d’UGC, dont l’accord avec TF1 avait pris fin. Avec la puissance que représente UGC, l’idée d’un partenariat prenait sens. Qui plus est, UGC était disposé à distribuer nos films sous marque propre, et nous pouvions ainsi voir apparaître le « Orange Studio présente ». Cette perspective réglait de fait notre sujet majeur : obtenir plus de visibilité. De plus, nous pouvions ainsi garantir aux producteurs une sortie dans une dimension positive, et plus explicitement leur assurer, en amont, un distributeur.

À terme, comment souhaitez-vous voir évoluer ce partenariat ?

Pour nous, UGC est un partenaire à long terme avec qui nous souhaitons, si l’accord fonctionne bien, approfondir les choses comme je l’ai dit en matière de copro- duction ou d’acquisitions. Pour nos films, nous prenons bien entendu en charge la totalité des frais d’édition et de sorties. Nous devons au quotidien établir les bases d’une collaboration saine dans l’ensemble des choix – date de sortie, marketing, affiches – auxquels nous serons associés. L’essentiel est que la proximité des valeurs autour de la diversité de notre cinéma et l’envie d’avancer soient au rendez vous. C’est le cas.

Cet accord représente quel volume de films ?

Pour l’année qui vient, nous prévoyons un minimum de cinq longs métrages dont nous déterminerons conjointement la stratégie de sortie. Churchill de Jonathan Teplitzky et Rebel in the Rye de Danny Stong sont les deux premiers titres concernés.