Les héroïnes du premier road-movie féminin et féministe, Thelma et Louise, « observent leur héritage » sur l’affiche officielle du 79e Festival de Cannes.
Trente-cinq ans après la première du film de Ridley Scott à Cannes, ses deux fières héroïnes, incarnées par Geena Davis et Susan Sarandon, sont mises en avant par le festival, dans une photo de tournage en noir et blanc. « Ces deux combattantes inoubliables ont renversé la table et fait voler en éclats quelques stéréotypes cinématographiques et politiques, commente le Festival de Cannes. Elles ont incarné la liberté absolue et l’amitié indéfectible ; elles ont montré la voie de l’émancipation quand elle devient vitale. S’en souvenir aujourd’hui, c’est célébrer le chemin parcouru, sans ignorer celui qu’il reste à faire. »
Si les thématiques avant-gardistes du film de 1991 ont guidé ce choix, son réalisateur a aussi fait ses débuts à Cannes. Il y a montré son premier long métrage en 1977, Les Duellistes, et remporté le Prix du Jury du meilleur premier film. Avec Thelma et Louise, son 7e long, le réalisateur britannique de Alien, Blade Runner… et tous les autres, « choisit d’inverser les codes du road-movie, genre cinématographique masculin pour le filmer au féminin, et raconter une épopée haletante qui devient cavale sans retour : se réapproprier leurs corps et leurs désirs va se payer au prix fort pour les deux héroïnes.
À sa sortie aux États-Unis, cet Easy Rider féminin suscita débats et controverses. Mais le succès sera bel et bien là. Telle une déflagration libératrice, l’œuvre transgressive de Ridley Scott marque un jalon dans l’histoire de la représentation des femmes au cinéma. »


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