Après la fermeture de son historique Colisée en juillet dernier, la ville du Doubs retrouve un nouveau cinéma de proximité, Les Bains Douches, grâce à la volonté commune de la mairie, de la scène nationale de l’agglo et de Centre Image.
Pour son ouverture le week-end du 21 et 22 février, Les Bains Douches – Le Cinéma a accueilli 400 spectateurs, ravis de retrouver une offre de films au centre de Montbéliard. C’est désormais dans cette salle, partagée avec la scène nationale, que Centre Images – le pôle d’éducation aux images de Bourgogne-Franche-Comté – a pu développer un projet collectif avec ses partenaires et le soutien de la Ville. Une vingtaine de films, grand public, art et essai et patrimoine, avec une attention particulière au jeune public, seront ainsi proposés à raison de 18 séances par semaine, du mercredi au dimanche, en laissant des créneaux certaines semaines ou week-ends pour d’autres spectacles ou activités.
« Nous avons développé ce projet avec MA scène nationale et l’association Le Cinéma et rien d’autre, qui travaillait déjà sur l’art et essai au Colisée, explique la directrice de Centre Images, en créant un circuit itinérant, Circuit Image. » Celui-ci va opérer les projections aux Bains Douches, mais aussi dans une salle annexe, le Jules Verne, située en quartier prioritaire de la ville et qui accueillera surtout les dispositifs scolaires et les publics jeunes, et ponctuellement des séances tout public. Les deux salles ont été équipées d’écrans fixes mais le matériel de projection, acquis par la mairie, est donc itinérant. « Cela nous a permis de répondre très vite à l’appel à projet de la municipalité, ce que le CNC et la DRAC, qui nous connaissaient, ont bien compris. »
Centre Images coordonne en effet les dispositifs nationaux d’éducation à l’image dans le Doubs, et organise entre autres le festival Diversité à l’échelle de la grande région. Pour Muriel Goux, l’idéal, sur le long terme, serait de redonner vie au Colisée, “le” cinéma historique de Montbéliard qui existait depuis les années 60, « mais nous ne pouvions pas investir dans un vrai cinéma ». Le Colisée, exploité par le privé Jean-Claude Kieffer, s’était dégradé ces dernières années au point de devoir fermer cet été pour raisons de sécurité. Centre Images en a repris le projectionniste, qui travaille désormais avec l’équipe d’une vingtaine de bénévoles, aux côtés de professionnels. Muriel Goux et sa collègue médiatrice Nora Hangler travaillent sur la programmation jeune public et les dispositifs d’éducation à l’image, tandis que Sacha Marjanovic est en charge des films art et essai et grand public, avec Le cinéma et rien d’autre.
L’objectif étant de rendre le cinéma accessible à tous, avec une offre complète et des tarifs s’échelonnant entre 7 et 5 €, dans une ville qui compte 25 000 habitants – et plus de 110 000 pour l’agglo. Le cinéma le plus proche est le Megarama d’Audincourt à 8 km, puis le mono écran de Pont-de-Roide à 25 km et le Kinepolis de Belfort à 40 km. La directrice de Centre Images espère attirer plus de 11 000 spectateurs par an avec la formule actuelle.

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