Malavida annonce son programme hiver/printemps

Anja Breien, dont Malavida sort plusieurs inédits.

Le distributeur, qui fait régulièrement (re)découvrir d’importants auteurs de la fin du XXe siècle, lancera notamment deux belles rétrospectives au printemps. 

Pour rappel, Malavida sortira le 25 février prochain La Famille Homolka, considéré comme « le dernier chef d’œuvre de la nouvelle vague tchécoslovaque ». Signé Jaroslav Papoušek – le scénariste de Milos Forman –, cette comédie satirique de 1969 suit une famille multigénérationnelle et dysfonctionnelle, lors d’un dimanche qui va tourner au chaos.

Pour les plus jeunes, La Princesse, l’ogre et la fourmi, programme de 5 courts métrages d’un maître de l’animation russe, Edouard Nazarov, sera en salles à partir du 18 mars. Après le succès du ​Petit Hérisson et de ​L’Antilope d’or, l’humour de ces fables où les héros jonglent entre surprises, solidarité, amitié et amour, s’adressent aux grands et petits à partir de 3 ans.

La rétrospective consacrée à Anja Breien, grande cinéaste norvégienne et première femme diplômée de l’IDHEC en réalisation, sortira en salles en deux parties.
Avec d’abord trois films le 1er avril : Wives (1970), Wives, dix ans après et Wives 3, les deux derniers étant inédits au cinéma. Le premier résonne comme un vent de liberté au féminin en écho au Husbands de Cassavetes, en montrant trois femmes qui plantent boulots, hommes et enfants pour s’offrir un moment de réflexion et d’insouciance. Et elles remettent ça 10 et 20 ans après… « Une trilogie bourrée d’humour, au ton et à la forme très libre, d’une extraordinaire modernité » selon le distributeur.

Suivront, le 6 mai, 4 films autres inédits d’Anja Breien :  Le Viol (le cas Anders) / Un jeu sérieux / La Persécution / L’Héritage, qui témoignent dune œuvre « aux multiples éclats, extrêmement riche, forte et inventive », qui a été célébrée à Cannes, Venise et au Festival Lumière en 2025.

Autre rétrospective prévue le 17 juin autour du Britannique Derek Jarman, avec Sebastiane (1976), Jubilee (1977), La Tempête (1979),  The Last of England (1988) et War Requiem (1989). « Cinq films somptueux, flamboyants et ravageurs », par l’icône des mouvances punks, militant gay infatigable, virulent anarchiste, poète et plasticien fulgurant. « Derek Jarman est un artiste protéiforme et iconoclaste. Un artiste visionnaire au génie créatif qui révéla Tilda Swinton. »

Anja Breien, dont Malavida sort plusieurs inédits.

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