Le Studio des Ursulines, des débuts engagés dans la distribution salle

Bach-Hông d'Elsa Duhamel (2019). © Le Studio des Ursulines

Le cinéma parisien spécialisé dans le jeune public assure, pour la première fois, la sortie d’un programme de courts métrages intitulé Cœurs Perdus. Les trois récits qui le composent, « aussi intimes que poignants », s’articulent autour de la difficulté de quitter son pays et ses attaches.

Niché dans dans le cinquième arrondissement de Paris, le Studio des Ursulines, première salle classée art et essai en 1955, s’est spécialisée depuis une dizaine d’années dans la programmation jeune public en vue de leur offrir un lieu de découverte dans toute sa diversité. Le cinéma art et essai investit désormais le créneau de la distribution en assurant la sortie du programme de courts métrages Cœurs Perdus ; une première pour la structure. « Le cinéma possède une carte de distribution et a eu envie de proposer aux salles de cinéma un programme sur des thématiques au cœur de l’actualité politique : l’exil et le déracinement », dévoile le Studio des Ursulines via un communiqué. 

Le Départ de Saïd Hamich Benlarbi. © Le Studio des Ursulines

Prévu pour le 11 septembre, ce programme est composé de trois courts métrages, destinés à la fois à un jeune public – de plus de 11 ans – et aux adultes : Bach-Hông d’Elsa Duhamel (2019), un documentaire animé sur une jeune Vietnamienne, fascinée par les chevaux et protégée de la guerre jusqu’à la prise de Saïgon par les communistes en 1975 ; Le Départ de Saïd Hamich Benlarbi (2020), une fiction scrutant la vie d’Adil, onze ans et fan du coureur Hicham El Guerrouj, qui va être marqué par l’arrivée de son père et de son grand frère de France ; et À cœur perdu de Sarah Saidan (2022), un film d’animation sur un immigré iranien installé en France et victime d’une agression. « Les trois courts métrages, du fait de leur singularité et de leur diversité, nous font voyager à travers différents genres et techniques du cinéma, énonce le Studio des Ursulines. Cœurs perdus est un programme riche, ambitieux et nécessaire qui nous invite avec poésie à nous intéresser aux autres, à l’autre. »

Bach-Hông d'Elsa Duhamel (2019). © Le Studio des Ursulines

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